‹ Contribution à l'étude des myosites syphilitiques diffuses et gommeusesChapitre 8 sur 31 · DS”, UR · texte numérisé non relu

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5 fr. à sa base, molle, limitée sur ses bords, qui vont en s’amincissant, non adhérente à la peau, adhérente aux parties profondes. Cette tumeur est fluctuante, peu saillante, sans changement de couleur à la peau, sans douleur spontanée. Il y éprouve seulement une légère douleur dans les grands efforts musculaires, et surtout quand il fléchit complètement l’avant-bras sur le bras ; dans ce mouvement la tumeur se trouve comprimée par la face antérieure de l’'avant-bras. Il ne porte pas de traces d'écorchures ni de plaies anciennes ou récentes à la main ni à l’avant-bras.

Iodure de potassium 1 gr.; une pilule de protoiodure de 0,05 ctgr., frictions sur le coude avec l’onguent napolitain.

Au bout de quelques jours, la tumeur épitrochléenne se ramollit Le 12 juillet, on l’incise ; il sort environ deux cuillerées à bouche d’un pus séreux. La rétraction du biceps semble avoir un peu diminué.

Le 4 août, le mouvement d’extension est un peu plus étendu. Le malade quitte l’hôpital en continuant son traitement. Un moisaprès,l’abcès sus-épitrochléen s'était cicatrisé, et l’avant-bras pouvait s'étendre complètement. |

NoTTa (1).

Myosite du triceps brachial avec rétraction bicipitale.

J..., couturière, 22 ans, se présente à la consultation de l'hôpital St-Louis le 7 octobre 1849. Il y à 5 ans, sans cause appréciable, petite tumeur à la partie inférieure du triceps brachial gauche et en même temps douleurs vagues dans le bras. Après 22 mois, douleurs plus fortes, l’avantbras gauche fléchi sur le bras à angle droit ; la tumeur du

(1) Archives de médecine, 1850, page 417,

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triceps a doublé de volume. Subit un traitement mercuriel et ioduré pendant 3 mois ; grande amélioration. Cessation du traitement, Douleurs augmentent, impotence presque absolue du bras.

Etat actuel. — Constitution affaiblie. Amygdales et voile du palais rouge obscur. Tuméfaction du triceps brachial gauche, sans changement de coloration à la peau, qui est douloureuse pendant la nuit. Le mouvement d’extension ne peut pas être complet à cause d’une légère rétraction du biceps. L'insertion radiale est douloureuse ; rien de particulier dans le corps du muscle. Au-dessous de la tumeur du triceps deux petites bosselures fluctuantes, indolentes, sans changement de coloration à la peau, qui paraissent dues à une hernie de la synoviale de l’articulation.

0 gr. 50 cter.d’iodure de potassium. On ajoute au traitement ioduré une pilule de protoiodure de 0 g 03 ctgr. le 14 décembre.

Le 2? mars 1850 la rétraction du biceps est guérie, mais la tumeur du triceps reste stationnaire.

Mauriac (1).

Douleurs dans le coude et le creux poplité gauches. — Impossibilité d'étendre complèlement l’avant-bras sur le bras.

Le malade, âgé de 20 ans, garçon marchand de vin, tempérament lymphatique, d'une bonne santé antérieure et n'ayant jamais eu aucune maladie vénérienne ou autre, contracta un chancre infectant qui débuta vers les premiers jours de septembre 1869. Il entra dans mon service

(1) MauRIAC. Leçons sur les myopathies syphililiques.

le {3 du même mois, salle 6, n° 3. Le 10 octobre, apparition d’une syphilide à papules petites, acuminées, très confluentes, surtout au front et à la figure, céphalalgie violente. 21

Je fis donner d’abord des pilules de potassium pendant la durée du chancre ; puis je fis faire des frictions mercurielles pour combattre la syphilide.

Au milieu de novembre (2° mois et demi du chancre), le malade fut pris, sans cause appréciable, d'accidents névromyopathiques, consistant :

1° En une douleur très vive occupant le côté externe de l’olécrane gauche, sans aucun gonflement, se propageant le long du nerf cubital et accompagnée d’une sensation d’engourdissement, d’une anesthésie et d’un abaissement notable de la température dans le doigt auriculaire;

2° En une impossibilité d'étendre complètement l’avantbras sur le bras;

3° En douleurs siégeant dans le creux poplité, vers son angle inférieur, des deux côtés, paroxystiques et assez fortes pour causer parfois de la claudication.

Ces accidents, survenus en pleine poussée syphilitique sur la peau, diminuérent au bout d’un mois et demi de durée. Mais vers la fin de janvier 1870, l’anesthésie et l’abaissement de la température dans le doigt auriculaire persistaient encore.

Mauriac (1).

Au 12 mois douleur brusque dans bras et avant-bras gauches.— Impossibilité de flexion et d'extension du bras. — Douleurs irradiantes nocturnes. — Traitement mixte. — Guérison.

(1) MAURIAC. £oco citato.

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