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est toujours réversible, par des stimuli légers ou forts en réveille le malade qui se rendort aussitôt.
La fréquence des crises est aussi très variable, mais le plus souvent elles sont rapprochées, en général il y a plusieurs crises par jour.
La crise apparait dans des circonstances variant avec chaque malade ; les émotions tristes ou gaies en sont souvent la cause ; un malade de Gélineau s’endormait en jouant aux cartes, chaque fois qu’il avait beau jeu ; les colères, certains gestes, peuvent provoquer la crise de narcolepsie ; l’influence des repas, du repos est très nette ; il n’est pas rare que les crises de narcolepsie surviennent quand le malade fait un long parcours en tramway, stationne quelque temps dans une salle d’attente, est occupé à lire un livre peu intéressant.
Quelques malades essaient de lutter contre lendormissement en marchant, en restant actif, effort le plus souvent vain ; le malade réussit-il à éviter une crise de sommeil, il éprouve une sensation de fatigue analogue à celle d’un homme ayant insuffisamment dormi.
Le sommeil nocturne n’est en général pas diminué du fait des crises de sommeil diurne, souvent même les narcoleptiques sont de grands dormeurs, quelques-uns cependant sont des insomniaques.
Le psychisme des narcoleptiques est peu modifié, apathique quelquefois ; ils ont en général un comportement normal.
L’ATTAQUE DE CATAPLEXIE.
Avec les crises d’endormissement diurne alternent des attaques de cataplexie, attaques qui sont caractérisées par une dissolution brusque du tonus aboutissant à un effondrement du malade.