LA AT A
Dans les cas typiques, la dissolution du tonus est complète, portant sur tous les territoires musculaires ; il y a à la fois adynamie et atonie, le malade est incapable de se mouvoir, le relâchement musculaire est complet.
D’autres fois, certains groupes musculaires sont électivement frappés : membres inférieurs, membres supérieurs. Il existe des cas d’adynamie sans atonie, le malade reste figé, incapable d’un mouvement, mais il ne s’effondre pas.
Au cours de l'accès de cataplexie, il peut se produire des mouvements involontaires, myoclonies, mouvements de mâchonnement, mouvements automatiques et même paroles bredouillées ou intelligibles.
A côté de ces formes majeures il existe des formes mineures où l’'inhibition tonique et dynamique: est très courte : tel malade sent brusquement sa langue s’embarrasser ; tel autre, sous l'influence d’une émotion, sent ses jambes se dérober ou ses bras de plomb. Par ces formes mineures, on rejoint les cas « d’inhibition tonique affective normale » décrits par VAN BOGAERT.
Comme pour la crise de narcolepsie, une émotion est souvent la cause de l’attaque, en général émotion gaie ; tous les auteurs ont insisté sur le rôle du rire dans le déclanchement de l’attaque de cataplexie, encore le rire agit-il de façon différente sur les cataplectiques : certains ont leur crise quand ils éclatent de rire, mais l’idée réjouissante seule, s'ils évitent sa manifestation mimique, est sans effet ; pour d’autres, au contraire, Vidée suffit à provoquer l’inhibition. La surprise est aussi fréquemment un facteur déclanchant.
Le début de la crise est brusque, mais permet cependant au malade de s'effondrer sans se blesser ; d’ailleurs souvent la dissolution tonique est progressive,