‹ Contribution à l'étude des néphrites aiguës à manifestations azotémiques prédominantesChapitre 18 sur 37 · LUN · texte numérisé non relu

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riode, reste au-dessous de 0,50 0/00. Sur ce fond peuvent se greffer des azotémies transitoires sans aucune manifestation clinique, décelables uniquement par des dosages presque journaliers.

Dans certains cas, l’azotémie apparaît à l’occasion d’une complication. Enfin on peut voir des complications rénales manifestes dont la véritable origine n’est révélée que par le dosage - de l’urée sanguine.

Dans d’autres, enfin, les symptômes deviennent si apparents qu'ils relèguent parfois au deuxième plan ceux de la dothie- * nentérie, ou tout au moins les modifient de façon telle, qu’il devient possible, même en l’absence de tout syndrome urinaire caractéristique, même avant le dosage d’urée, sinon de diagnostiquer, du moins de soupconner avec la plus grande vraisemblance l’existence d’une grave lésion rénale.

À ces faits correspond la forme urémique des néphrites typhiques. décrites par Renaut et A. Robin et à laquelle se rapportent les observations classiques de : Achard, Leblanc et Rouillard, Jouve, Balmelle, Lemierre et Etienne Bernard, Melnotte, Lemierre et Cattan.

Cse hautes azotémies relèvent manifestement d’altérations rénales, comme le démontrent la cylindrurie et les lésions de néphrite observées sur les coupes histologiques (Obs. de Sabrazes et Lévy, et de Charles Massias, Phan-Huy, Quat et . Neguyen-Vinh-Hao). d

L'hyperazotémie peut, dans certains cas, causer des modifications de la courbe thermique réalisant une hypothermie de type inverse, mais ces faits ne sont pas constants.

Ces élévations du taux de l’urée sanguine ne sont pas toujours annoncées par une baisse corrélative notable de l’élimination urinaire de l’azote. Elles surviennent insidieuses et les vomissements entre autres signes pourront les faire soupçonner.

Le diagnostic de cette néphrite azotémique est difficile, car le plus souvent les signes sont noyés dans le tableau général des fièvres typhoïîdes graves. Notons cependant l'importance des vomissements tenaces, fréquents, surtout la fréquence de l'atteinte du système nerveux central, l'intensité de l’encéphalisme, somnolence, torpeur, délire, ébauche de Kernig, incontinence des sphincters, syndrome d’agitation, myoclonies. II faudra doser l’urée du sang pour faire le diagnostic.

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