‹ Contribution à l'étude des néphrites aiguës à manifestations azotémiques prédominantesChapitre 19 sur 37 · IR TES · texte numérisé non relu

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Le pronostic de ces néphrites azotémiques de la fièvre typhoïde est toujours grave ; mais, malgré une azotémie considérable, on ne doit pas perdre tout espoir. Il est en effet des cas avec 6 gr. et plus d’urée sanguine où la guérison survint. Le pronostic n’est donc pas forcément fatal, bien que le taux d’urée sanguine ait atteint au cours de l’évolution 6 gr. par litre et parfois plus.

OBSERVATION (Résumé). (Professeur J. SABRAZES et J. LÉVY).

Observation d’un jeune homme de 19 ans atteint de fièvre ty- ‘ phoïde, qui se compliqua d’une albuminurie de plus de 2 gr. d’hématurie microscopique, de cylindrurie, d’hyperazotémie à 6 gr. 40 baissant granduellement à 5,26, 4,55, 3,20, 1,20, 0,58, 0,20, 0,18. Hypothermie pendant la période d’azotémie. T.A. 15/10. Au moment d’une crise polyurique survint un délire mystique. Le malade guérit.

OBSERVATION I (Résumé). (Charles MASSIAS, PHAN-HUY, QUAT-NGUYEN, VINH-HA40).

Le 19 avril 1937, une femme annamite de 28 ans, malade depuis 5 jours, entre avec une fièvre typhoïde de gravité marquée confirmée par l’hémoculture positive. Pas d’antécédents morbides.

Jusqu'au 24 avril, l’évolution de la fièvre typhoïde paraît régulière ; mais apparition de vomissements. La malade devient très agitée, délire, présente une hyperesthésie généralisée à toutes les masses musculaires. Le pouls est petit, régulier, rapide.

Dans les urines, albumine ; pas de microbes, pas de pus, présence de cylindres granuleux.

Le 23 avril, urée dans le sang à 1 gr. 38 0/00.

Le 24 avril ,dans le L.C.R.,, 1 gr. 78 0/00 d’urée, 1,4 lymphocytes, albumine 0,22.

À partir du 24 avril, la malade est de plus en plus agitée, pousse des cris incessants, veut se lever, présente du délire hallucinatoire, des vomissements très fréquents, bilieux, de l’incontinence des urines.

Issue fatale le 30 avril, après avoir eu le 26 avril, une urée sanguine à 2 gr. 04 et à 2 gr. 72 0/00 le 30 avril.

Aulopsie : En résumé, néphrite aiguë chez une femme atteinte de fièvre typhoïde confirmée, avec les lésions des follicules clos du grêle, avec ataxie, adynamie, excitation psychique, hyperazotémie, cylindrurie et très faible albuminurie sans œdèmes.

Les néphrites aiguës azotémiques dans la scarlatine.

La scarlatine est de toutes les maladies générales aiguës celle dont les rapports avec le rein sont le plus anciennement ei ie plus universellement admis. Déjà en 1619, Sennert avait noté l’anasarque comme une complication de cette fièvre éruptive. En 1813, Wells, Blackhall signalèrent l’anasarque et Palbuminurie ; puis Bright et ses contemporains montrèrent la fréquence de la néphrite post-scarlatineuse. Depuis, les travaux n’ont cessé de s’accumuler sur les complications rénales de la scarlatine. :

Elles revêtent les formes les plus variées, depuis la néphrite fruste, jusqu'à la néphrite aiguë, épisode d’une toxi-infection rapidement . mortelle. Nous donnerons un coup d'œil d’ensemble sur ces diverses complications rénales, pour nous étendre plus longuement sur les néphrites à formes azotémiques rencontrées au cours de la scarlatine.

Les néphrites du début : L’infection scarlatineuse est fort capable de toucher le rein à la période d’éruption. On connaît bien lalbuminurie qui survient dans les scarlatines de moyennes intensités, albuminurie passagère d’ordinaire sans gravités. Mais il n’est pas rare de constater, outre un disque d’albumine, la présence de quelques cylindres épithéliaux ou granuleux, de globules rouges et blancs, auprès centrifugation de ces urines, traduisant une atteinte rénale plus marquée.

Il peut arriver, d’une manière assez exceptionnelle il est vrai, ‘que l’on observe, au début d’une scarlatine de moyenne intensité, de l’anurie ; celle-ci cède constamment au bout de 3 ou 4 jours ; il est fort rare, mais possible, qu’elle entraîne la mort en 4 ou 5 jours. |

Ii existe, enfin, des néphrites azotémiques, sur lesquelles nous reviendrons longuement.

Les néphrites tardives : Ce sont les mieux connues et ce sont elles qui servent souvent de type de description des néphrites aiguës dans les traités classiques. C’est en effet à leur sujet que Ramon écrit dans ses conférences : « Les symptômes des né- « phrites aiguës s’observent avec leur maximum de netteté « dans certaines néphrites infectieuses, qui évoluent indépen- « damment de la cause qui leur a donné naissance : telles sont

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