‹ Contribution à l'étude des néphrites apparues au cours du purpuraChapitre 14 sur 80 · FORTE LA NN À · texte numérisé non relu

FORTE LA NN À

Il n’en vas pas toujours ainsi, l’'exanthème pouvant être très léger ou avoir disparu depuis un certain temps. On n’est jamais sûr même si la poussée purpurique est évidente, qu’elle n’évolue pas chez un malade dont les reins ont pu être touchés antérieurement par une autre affection. On devra alors les passer toutes en revue.

Le problème est également très compliqué lorsqu'une maladie comme la scarlatine vient de surajouter au purpura. Plusieurs cas en sont vus (Obs. XXVI et XXVIII), quelle est alors la part respective de l'un et de l’autre ? Nous en avons vu les caractères distinctifs, nous n’y reviendrons pas.

Le diagnostic d'avec la tuberculose rénale n’est pas toujours aisé. La tuberculose à elle seule peut déjà produire une néphropathie dont le début se fait souvent aussi par une hématurie. Elle apparaît chez les jeunes enfants, mais l’évolution en est moins silencieuse, Douleur lombaire subite, bouffissure du visage, æœdème des membres inférieurs, tels sont les signes observés.

De plus, certains symptômes accusent encore la différence : l’enfant a de la polyurie : 2 litres et plus quelquefois par jour. Lorsque le sang a disparu des urines, celles-ci redeviennent très pâles, très claires, à l’inverse de celles du purpurique qui sont diminuées, troubles, bouillon sale.

Enfin, un examen minutieux du malade, la connaissance des antécédents, les épreuves de laboratoires habituelles, la recherche des B.K., l'inoculation au cobaye, la radiographie, montreront où en est l’évolution de la bacillose soupconnée.

Pour des purpuras primitifs ou actuellement considérés comme tels, la discussion étiologique n’est pas, on le voit, toujours très aisée.

Lorsqu'il s’agit de purpuras secondaires, le problème est encore plus compliqué, une intoxication bismuthique a produit un purpura avec stomatite gangréneuse. On peut se demander avec juste raison si la néphrite dépend de l’intoxication ou de l'infection buccale (Sémana Médica, 9 octobre 1930).

Cest une raison pour laquelle nous”nous sommes spécialement intéressés aux purpuras primitifs où la discrimination est plus facile.

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