Il n’y a plus d’éruption. Mais on note toujours les
mouvements choréiques.
Dans l’urine, il y a toujours encore un peu de sang. La mère de l’enfant vient chercher sa fille et l’'emmène.
1% juillet 1901. — La jeune fille na pas eu d'éruption de purpura depuis deux ans.
Elle est grande et forte pour son âge; le cœur est normal.
Pouls est bien frappé et régulier. Il ne reste plus rien des mouvements choréiques.
OBSERVATION XVII MiLTON Mizer, Archivs of Pediatrics, juin 1904.
Erythmène purpurique. — Coliques abdominales. — Mæœlena. —
Néphrite hémorragique. — Guérison.
Maggie C.., 10 ans, vue pour la première fois le 5 janvier
1904, À eu la rougeole, la petite vérole volante et la coqueluche.
Au cours de cette dernière affection, elle a eu des hémorragies.
buccales, nasales.
La maladie a débuté, il y a douze jours, par des frissons,
de la céphalée et une angine. Deux jours plus tard, elle eut des nausées et des vomissements. Elle ressent de la gêne pour la
marche, à cause d’un peu d’œdème et de sensibilité douloureuse
des pieds et des chevilles.
en
Bientôt, les deux poignets furent pris et les doigts étaient si raides qu’elle ne pouvait tenir une cuiller.
Le cinquième jour, une éruption apparut sur les pieds et les chevilles, envahissant le membre supérieur et inférieur en six jours.
Etat actuel. — Figure bouffie. Eruption d’herpès sur la lèvre supérieure. L'enfant paraît essoufflée.
Les amygdales sont tuméfiées et présentent de nombreuses cicatrices. On note quelques ecchymoses sur le voile du palais et sur la luette.
Au niveau des coudes, et sur les surfaces d’extension des deux poignets, sur les avant-bras, on note la présence de nombreuses papules sombres et rougeâtres, peu élevées; l’éruption sur le dos des mains a tous les caractères d’un purpura et s’accompagne d’une tuméfaction considérable.
On note aussi de larges ecchymoses sur la fesse droite et quelques papules disséminées sur les deux cuisses.
Le thorax et l’abdomen sont normaux.
A l'auscultation du cœur, on entend une accentuation du deuxième bruit de l’artère pulmonaire et un murmure systolique à la base et à la pointe, mais plus accentué à la pointe.
L'urine est forte en couleur. Poids spécifique : 1020, elle
est acide. Elle renferme beaucoup d’albumine et beaucoup de
cylindres hyalins et granuleux de taille petite et moyenne, également quelques cylindres hématiques. On note aussi de nombreuses leucocytes et des globules rouges.
Deux jours après l'admission à l’hôpital, la petite malade eut des coliques très douloureuses suivies de plusieurs selles muco-sanguinolentes.
10 janvier. — Nouvelle poussée d'éléments -purpuriques.
Vomissements sérieux et prostration marquée. Face entièrement œdématiée, mais cet œdème ne ressemble pas à celui de la néphrite ordinaire et est plus général.
12. — L’éruption s’efface. Douleurs abdominales sont fortes, s’accompagnent de selles striées de sang.
Pendant la fin de janvier, on note de nouvelles éruptions récidivantes, mais plus de douleurs, ni de tuméfaction des articulations.
Mais la malade a des nausées, des douleurs abdominales, des selles ahondantes sanglantes, mais sans hémorragie effective.
1° février. — Les symptômes diminuent progressivement. La néphrite, cependant, persiste. L’urine présente de l’albumine avec cylindres et globules sanguins jusque dans le courant février. La néphrite ne disparut complètement qu’au commencement de mars.
OBSERVATION XVIII VIEILLARD, thèse de Paris, 1908
(empruntée à la Revue médicale de la Suisse Romande, 1886).
Purpura avec néphrite. — Mort.
Madame X.., âgée de 45 ans, de bonne santé généralement. Ménopause il y a quelques mois.
25 décembre. — La malade s'aperçoit que sa main droite a gonflé. Cela disparaît le lendemain. Mais la main gauche et le pied gauche enflent à leur tour. On aperçoit ensuite l’apparition de taches purpuriques au niveau des jamtbes et des poignets.
. 27..— Œdème volumineux de la paupière droite, crises gas-
tralgiques violentes, avec vomissements bilieux. Selles diarrhéiques noires.
30. — Des taches purpuriques apparaissent autour de l’anus. Le lendemain, la malade rend des selles sanglantes.
2 janvier. — Crise gastro-intestinale. Selles non franchement sanglantes.
3. — Après une amélioration, la faiblesse réapparaît. Diarrhée continue. Après plusieurs crises gastralgiques et l’apparition de plusieurs selles sanglantes, on note vers le 11 janvier une nouvelle apparition de purpura sur l’abdomen, les poignets. La respiration est haletante. Les urines sont albumineuses.
12. — Grande sensibilité à la pression. Nouvelles taches de purpura sur la face et les oreilles. Les urines sont très albumineuses avec globules rouges et cylindres hémorragiques.
Dans l'après-midi du 12 janvier, la malade ressent une douleur abdominale très vive; elle a de l’angoisse et une respiration haletante.
Dans la nuit, elle vomit un liquide noirâire. Grande prostration. Pouls filiforme. Hoquet. Mort. Pas d’auptosie.