‹ Contribution à l'étude des néphrites apparues au cours du purpuraChapitre 63 sur 80 · OBSERVATION XXXVIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXXVIII

Wozr et BRUNET, Ann. Dermato et Syphil., 1928

à Enfant 14 ans, employé agricole à l'Institut médico-pédagogique.

8 octobre. -— Première atteinte. Douleurs sourdes dans les deux poignets avec gonflement du dos de la main gauche. Alitement.

9. — Première apparition du purpura. Fines pétéchies aux pieds et aux jambes.

10. Les hémorragies se disséminent rapidement. Pétéchies aux bras, nez, oreilles.

Jours suivants, aggravation de l’état général. Vomissements répétés et douleurs rhumatoïles plus vives. Le pouls, très rapide dès le début, 120-130, avec pourtant une T° de 37°6, 37°8 au cours des six premiers jours.

13. —- Entrée à la clinique médicale, T° 38°2. Pouls 120. Douleurs vives poignet et cous-de-pieds. Hyperesthésie des sur-

faces plantaires. Larges ecchymoses bleuâtres, sombres, bordées

d’une zone d’erythème, recouvraient ces surfaces, le pavillon des oreilles et le bout du nez. Aux jambes et mains piqueté hémorragique. Diamètre variant d’une tête d’épingle à une lentille.

Muqueuses buccale et linguale normales. L’œdème phlegmoneux, qui disparut en trois jours, siégeait sur le dos des mains. Etat général très touché, enfant inquiet, prostré, membres raidis. Vomissements très fréquents. A part une rhino-pharyngite purulente nette, rien de particulier. Les urines ne contenaient que des traces d’albumine.

Leucocytes 22.500. Poly., 80 %. Tmphos., 17. Monos., 3.

15 et 17. — Nouvelles poussées de pétéchies aux jambes et aux avant-bras avec vives douleurs abdominales.

18. — La tendance à la bullosité apparaît. Les ecchymoses des pieds, du nez et des oreilles se recouvrirent de larges bulles à contenu hémorragique. Apparaît aussi une diarrhée sanglante qui affaiblit beaucoup le malade. Pourtant, peu de sang dans les selles.

20. — T° 38°8. La T° oscille entre 38, 39 et 39°5 avec accélérations parallèles du pouls entre 100 et 120. On fit quatre hémocultures aux cloches thermiques qui furent négatives.

L’infection lésa les deux reins de façon précoce. En effet, dès le 19 octobre, la diurée baisse de 800 à 500 le lendemain. Les urines sont de couleur bouïllon trouble. Cylindrurie importante. Nombreuses hématies. é

L'évolution de cette néphrite aiguë, qui s'accompagne d’une azotémie, croissant rapidemænt, domine dès lors la scène.

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