‹ Contribution à l'étude des néphrites consécutives à la tuberculoseChapitre 20 sur 34 · TT RER · texte numérisé non relu

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présenté tout dernièrement à notre observation. Il s'agissait d’un tuberculeux ayant des lésions pulmonaires très avancées qui ne présentait aucun symptôme d’altération rénale : il n'avait pas trace d'’œdème; ses urines, d’abondance et de couleur normales, ne contenaient point d’albumine. Comme il digérait difficilement et souffrait de l'estomac, on lui mit au creux épigastrique un vésicatoire volant de cinq centimètres carrés. Le lendemain, les urines étaient rares, de couleur rouge foncé et tellement chargées d’albumine que le tube d’Esbach en était plein. Ce malade ne présentait pourtant pas de susceptibilité particulière à l’action de la cantharide, car, quelques mois auparavant, on lui avait appliqué déjà plusieurs vésicatoires sans déterminer chez lui le moindre symptôme de néphrite. Il semble donc que le rein ait acquis, du fait de la tuberculose, une susceptibilité spéciale à l’action d’un poison qui, jusque-là, ne l'avait jamais altéré.

Le malade de M. Chauffard (1), atteint de troubles rénaux graves après une injection de tuberculine, nous paraît être un nouvel exemple de cet état d’imminence morbide dans lequel

se trouve le rein d’un grand riombre de tuberculeux,

S II Néphrites confirmées sans urémie.

Ce que nous avons dit de la fonction rénale dans les néphrites latentes nous permettra d’être bref pour les néphrites

confirmées sans urémie. Dans ces cas, comme dans ceux que nous venons d'étudier plus haut, le rein est réduit à ses

(4) Voir l'Observation au chapitre consacré à la Pathogénie.

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propres forces et ne trouve dans les autres émonctoires aucun secours efficace. Il suffit encore à assurer la dépuration urinaire, puisque les symptômes urémiques font défaut, mais il a quelque peine à remplir sa fonction et traduit sa souffrance par des symptômes divers : albuminurie, œdèmes, etc.

Dans les cas de néphrites confirmées où l'insuffisance urinaire manque, les lésions rénales se rapprochent de celles qui ont été signalées dans les néphrites latentes : sur la plupart des tubuli, la base des cellules épithéliales reste intacte; le sommet seul est plus ou moins profondément altéré. En certains points, il est vrai, les épithéliums sécréteurs sont complètement nécrosés, mais ces lésions graves restent limitées, tandis que la fonte superficielle des cellules se rencontre, au contraire, dans presque tous les points des préparations. Cette constatation vient à l'appui de l'opinion que nous avons émise plus haut, à savoir, que la partie vraiment importante des cellules sécrétantes est leur base, dont la structure parti-

culière semble indiquer, du reste, une fonction spéciale.

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