‹ Contribution à l'étude des néphrites consécutives à la tuberculoseChapitre 8 sur 34 · LD · texte numérisé non relu

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l'urine contenaient le pneumocoque à l’état de pureté, et des observations de scarlatineux ayant eu une angine à streptocoques dont le rein profondément lésé était rempli de ces microbes.

Ces observations nous montrent clairement que le pneumocoque, le streptocoque agissent sur le rein soit par euxmêmes, soit par leurs produits toxiques, et qu'ils l’altèrent profondément.

Nous avons fait, de notre côté, quelques expériences avec le staphylocoque blanc : nous avons injecté à des lapins et à des cobayes des cultures de ce microbe filtrées ou stérilisées par la chaleur.

Sur cinq animaux inoculés, deux seulement ont présenté des altérations rénales (Expér. I et IT); ce sont ceux qui avaient reçu par injection intra-veineuse de très fortes doses de toxines. Chez tous les autres (Expér. IL, IV et V) le rein était absolument sain. Les néphrites ainsi obtenues ne se distinguaient du reste par aucun caractère spécifique : les lésions étaient surtout marquées au niveau des épithéliums sécréteurs : elles consistaient en une dégénérescence granuleuse avec abrasement des cellules et décoloration des noyaux : en aucun point nous n’avons trouvé de dégénérescence graisseuse.

Les expériences précédentes, jointes aux observations de M. Henriquez, montrent donc que plusieurs des microbes trouvés dans les lésions pulmonaires, à côté du bacille de Koch, sont capables de donner naissance à des altérations rénales, et, s’il en est ainsi, on ne peut guère refuser à ces microbes uñe action pathogène que l’on accorde sans

hésiter aux bacilles tuberculeux.

IRC

Aussi nous semble-t-il plus rationnel d'admettre que les néphrites consécutives à la tuberculose ont une pathogénie complexe et résultent non seulement de l’action des toxines tuberculeuses, mais aussi de l’action des microbes secondaires et des poisons auxquels ils donnent naissance.

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