HISTORIQUE
Bérard jeune. — 1829.
Lésions des nerfs après amputation.
Soldat amputé du bras droit à la bataille de Waterloo, 1815.
L'examen de la moelle n’a pas montré de diminution sensible dans la partie droite du renflement cervical, maïs les racines antérieures des nerfs destinés au membre supérieur droit ont paru moins nourries, moins grosses que celles du cêté opposé; les noyaux gris latéraux de la moelle et les racines postérieures des nerfs brachiaux n’ont pas été examinés, la préparation devant être conservée.
D.-J. Larrey (1836). —-Leçons de clinique chirurgicale.
OBSERYATION I. - Soldat amputé de l'avant-bras droit à la bataille de Waterloo.
pp os
À l'ouverture du cadavre, on trouva les principaux cordons nerveux du membre amputé parsemés dans toute leur étendue, et jusqu'à la moelle épinière, de tubercules rougeâtres: le cerveau nous a également paru plus éloigné de la voûte crânienne et d’une consistance molle; les nerfs de la moelle allongée étaient plus petits que dans l’état normal. (
Os. IT. — Amputé du bras gauche au siège de Saragosse,
Nous avons trouvé, non-seulement les nerfs du membre coupé renflés à leur réunion, comme nous les avons vus chez tous les amputés, mais il s’est présenté une série de petits renflements sur le trajet des principaux nerfs du plexus brachial, et sur deux cordons des paires cervicales du même côté; la moelle épinière était ramollie et beaucoup plus mince qu’à l’état normal. Dans d’autres autopsies d’amputés j'ai trouvé une atrophie des cordons nerveux.
L. Türck— Ueber secundäre Erkranküng einzelner Ruckenmarkstränge und ïihrer Fortsetzèngen zum Gehirne. = 1851-1853,
- J'ai observé la moelle et les nerfs de deux amputés, le premier amputé de la cuisse deux ans avant sa mort; le deuxième avait été amputé du bras près de l’épaule, plus de deux ans avant la mort. Les coupes que je fis de la moelle, au-dessus et au-dessous de l'émergence des nerfs formant par leur réunion le plexus des membres amputés, me parurent normales ainsi que quelques coupes faites au niveau du bulbe de la protubérance. Il en était de même de certainés coupes du cerveau examinées. au microscope. PRESS PR PR SR
Dans le deuxième cas, les racines nerveuses des trois derniers nerfs cervicaux et du premier dorsal, du côté de l’amputation, parurent considérablement diminuées de volume. Mais même à un examen très minutieux. les racines postérieures correspondantes de la 5° cervicale à la 1re dorsale, ainsi que les racines antérieures de la 5e à la 8 cervicale, étaient absolument intactes.
Je n’ai pas réussi à trouver de dégénération comme certains expérimentateurs en ont décrite ces derniers temps à la suite de névrotomie chez les animaux, mais j'ai trouvé ces lésions de dégénération très accusées dans un cas pathologique chez
omme.
Lockhart-Clarkhe. — 1866.
OBSERVATION I. — Marin, âgé de .74 ans, amputé de la jambe gauche depuis 53 ans.
Dans la partie de la moelle que j'examinai, il n’y avait aucune différence de volume entre les deux moitiés de la moelle.
La seule différence appréciable était une très légère diminution de la substance grise à gauche; les cellules étaient certainement moins nombreuses et moins distinctes que du coté opposé; mais il n’y avait pas de lésions semblables à celles que j'ai mentionnées dans les cas d’atrophie musculaire.
Dans la région lombaire et dorsale, il y avait une diminujion marquée du cordon postérieur gauche, accompagnée d’une prolifération du tissu conjonctif.
Le nerf sciatique à gauche se terminait par une extrémité large et bulbeuse, mais le tronc du nerf ne présentait à l'œil nu que peu ou pas d’altérations.
O8s. II. — Marin amputé du bras gauche, à deux doigts de l'articulation de l'épaule en 1842 et mort en 1865.