‹ Contribution à l'étude des nerfs & de la moelle chez les amputésChapitre 9 sur 17 · C. de Boyer · texte numérisé non relu

C. de Boyer

Atrophie d’un lobe cérébral et des marginales correspondantes chez un amputé.

Amputé en 1846 du bras gauche pour une morsure de cheval.

La moelle, un peu asymétrique, est un peu plus grosse à droite; le cordon antero-latéral gauche paraît normal à œil nu.

Les nerfs des paires brachiales sont grisâtres.

Déjerine et Mayor. — 1878. — Recherches sur les altérations de la moelle épinière et des nerfs du moignon chez les amputés d'ancienne date.

Dans les cinq cas où nous avons examiné les racines à l’état frais, et après l’action de l’acide osmique et du picro-carmin, nous n’avons constaté aucune altération appréciable ni du côté des tubes ni du côté du tissu conjonctif intertubulaire.

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Nous n'avons pas l'intention de décrire d’une façon détaillée les altérations microscopiques que l’on observe dans les nerfs des moignons d’amputés. Ces extrémités nerveuses, renflées en massue et adhérentes à la cicatrice; ont reçu, comme on le sait, le nom impropre de névrome terminal. Voici les résultats fournis par l’examen à l’état frais. Des fragments des nerfs, pris au niveau de leurs renflements terminaux et traités par l’acide osmique, nous ont montré les altérations suivantes : tout d’abord, on est frappé du peu d’action colorante qu'a le réactif sur cette partie du nerf. Cela fait supposer que les tubes à myéline, si tant est qu'ils existent, doivent y être très peu nombreux. Après une dissociation, rendue difficile par l'existence du tissu conjonctif interstitiel, si l’on examine les prèparations colorées par le picro-carmin, voici ce que l’on observe : c’est à peine si quelques tubes à myéline, très amincis, sillonnent la préparation qui renferme presque exclusivement des gaînes vides et des fibres de tissu conjonctif. Ces gaînes, accolées les unes aux autres, sont réunies en faisceaux, entourés par le tissu conjonctif engai- - nant. les faisceaux sont unis entre eux par le tissu conjonctif peri-fasciculaire, fortement hyperplasié. Isolées, les gaînes se présentent sous forme de tubes, à parois minces, plissées longitudinalemeni et pouvant alors simuler de simples filaments aplatis. Les parois sont amorphes, transparentes ; sous l’influñnce du picro-carmin, elles prennent une teinte légèrement jaunâtre. Elles contiennent dans leur intérieur de nombreux noyaux à axe longitudinal qui, par leur présence, maintiennent plus ou moins écartées les paroiïs de la gaîne. Ces noyaux sont assez régulièrement équidistants les uns des autres (1/15 de millim. en moyenne). A cette période de leur atrophie, les nerfs se trouvent donc ressembler tout autant à des fibres arrivées à un degré ultime de dégénération, après qu’elles auraient été séparées du centre trophique, qu’à des nerfs en voie de développement,

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