PE PT
PET ln Re
quarante-huit heures après le premier contact, plusieurs personnes sont atteintes de la grippe qui semble d’ailleurs acquérir de ses transports successifs, une virulence de plus en plus forte. Cette série de contamination n'est pas un fait exceptionnel et il s'en est produit bien souvent dans le cours de ces derniers mois.
Prophylaxie. - Quelle devra être la prophylaxie de cette maladie si contagieuse ? Ce sera d’abord l'isolement des malades. Cet isolement devra être précoce, puisque, dès le début le malade est dangereux, il devra être individuel, pour réduire au minimum les inconvenients de l’hospitalisation. Il ne devra pas être prolongé au delà de quelques jours, sauf, bien entendu, dans le cas de complications graves. Malheureusement, cet isolement si utile ne peut pas être facilement exécuté. L’exiguïité des appartements dans les grosses agglomérations, le surpeuplement des services hospitaliers en limitent l’emploi. Mais il n’en constitue pas moins une mesure utile à laquelle il faudra toujours songer. De plus, étant donné le danger de contage par les particules que projettent les malades en toussant, il semble que l’on pourrait efficacement avoir recours au masque protégeant le visage, sorte de cagoule comme on en employa jadis contre la peste. Ces masques ont été d’ailleurs employés en plusieurs endroits avec succès. M. le Professeur Bar a prouvé son utilité pratique par les résultats obtenus à la clinique Tarnier. Il avait observé, en cinq jours,
33 cas de grippe sur 143 personnes vivant dans son service (infirmières, mères, enfants). Il ordonna le port du masque. À dater de ce jour, il n'y eut plus aucune contamination nouvelle à la clinique Tarnier. ,
Pour limiter, dans la mesure du possible, l’extension de l’épidémie, il y aurait lieu de généraliser les mesures prises dans certaines villes, par les municipalités et consistant dans la fermeture de tous les lieux de réunion publique. Les églises, les théâtres, cinémas, etc... aident d’une façon certaine à l’extension de la maladie. ;
Enfin DORET anglaise semble avoir tiré de grands avantages de l'emploi d’un vaccin préventif à base dé pneumocoques, de streptocoques et de cocobacilles de Pfeiffer. |
La désinfection nous semble au contraire inutile. Il s’agit en effet de germes extrêmement ténus, à vitalité très faible, disparaissant rapidement de l’organisme atteint, et n’ayant, par suite, aucune tendance à se transmettre par l’intermédiaire des objets ayant servi au malade ou ayant été en contact avec lui. Nous croyons devoir, à ce propos, signaler le fait suivant : Au cours de l’épidémie de cette année, on observa un jour à Brest plusieurs cas de grippe dans un casernement militaire. Pour des raisons d'ordre militaire, ce cantonnement fut évacué par tous les hommes malades ou bien portants qui l’habitaient. Aucune désinfection ne fut faite. Peu de jours après, un autre détachement composé uniquement