‹ Contribution à l'étude des notions nouvelles sur la grippeChapitre 8 sur 15 · L. Dubost a · texte numérisé non relu

L. Dubost a

pareil cas il s’agisse de ces phénomènes de paralysie ou tout au moins de parésie du vague décrits par Graves, puis en 1890 par Huchard et attribués à l’action des toxines microbiennes sur les centres nérveux. ;

Bactériologie. — Quels sont donc ces agents microbiens? A la suite de l’épidémie de 1889, de nombreux bacilles furent cités comme cause de la maladie. Nous avons signalé précédemment la description de bacilles lancéolés, groupés deux par deux, ressemblant au pneumobacille de Friedlander et découverts par le professeur Teissier dans l’urine de ses malades. Les neherches récentes n’ont pas permis de les retrouver d’une façon constante et il s’agit très certainement d'un microbe d'association et non de l’agent spécifique. En 1892, Pfeiffer signala la présence constante dans les expectorations des grippés, d'un cocobacille auquel on a donné son nom. Ce bacille a été retrouvé par la plupart des auteurs en France et à l'étranger. Certains médecins anglais l’ont même trouvé dans tous les cas. Toutefois, depuis longtemps déjà, la spécificité de ce microbe était contestée et quelques auteurs soutiennent même ne l’avoir jamais rencontré. Tout récemment, MM. Nicolle et Lebailly de Tunis ont communiqué à l’Académie des Sciences le résultat d'expériences qui les ont amenés à affirmer l'existence d’un agent pathogène “invisible, qu’ils ont rangé dans la catégorie des virus filtrants. Ces auteurs ont recueilli l’expectoration bronchique des grippés à la période

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