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$ 4. — TraïTeMENT DES O. I. G. P.
Nous serons brefs, sur ce chapitre, notamment, en ce qui concerne la partie historique, magistralement exposée par M. VazLors dans son étude sur les occipito-postérieures. Disons, cependant, que dans leur crainte des positions « face en-dessus » les anciens accoucheurs conseillèrent longtemps, pour y remédier, la version par manœuvres internes. M" LacHareze, Puce, la pratiquaient encore. Au xvrrr° siècle pourtant, LevRET en présence d’une oceipito-postérieure faisait une application de forceps et extrayait en O. S. Pour Bataillard, c’est la difficulté que l’on rencontrait à intervenir sur les occipito-postérieures en se servant du vieux forceps droit, qui amena Levret à modifier l’instrument et à lui donner une courbure. Smet. LIe tentait d'ordinaire la conversion en occipito-pubienne (M. Vallois). Son exemple ne fut guère suivi, SoLayrès, BAUDELOCQUE, NœGELÉ, opéraient en O. $S. le dégagement de la tête. On reprochait alors à la rotation de tordre le cou de l’enfant; TarNtIER, RIBEMONT-DESSAIGNES ont fait justice de cette croyance.
Pour opérer cette rotation de la tête, on eût aussi recours à une foule de procédés manuels (voir le travail du P' Vallois). BaupeLocQue avait déjà proposé l’emploi de la main pour ramener l’occiput en avant. Avec quelques variantes, CLARKE, J. Burxs, BrprorD, JAGQUEMIER rénovèrent le procédé du vieux maître. À son tour, TARNIER, vers la fin du dernier siècle, imagina son procédé de rotation digitale. Presque en même temps, Lovior innovait sa ma-
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nœuvre mixte, manuelle et instrumentale, de nos jours connue de tous et employée par beaucoup.
Actuellement, comment convient-il de se comporter visà-vis d’une occipito-postérieure et, en particulier, d’une O. I. G. P.? Ici, comme bien souvent en obstétrique, nous croyons pouvoir dire que le mot d’ordre doit être: patience et pour la parturiente et pour l’accoucheur. Le diagnostic fait, les touchers seront rares, prudents, on évitera soigneusement la déchirure des membranes car, la poche des eaux n’est pas seulement pour le fœtus, un bouclier élastique qui le protège contre l’offense de la contraction utérine, pour la mère, un rempart contre l’infection ascendante, c’est aussi, pour le col, un agent puissant de dilatation et, ici, plus que jamais peut-être, La dilatation complète est la condition sine qua non de toute intervention heureuse.
Dans certains cas où la poche des eaux s’étant rompue, la dilatation traîne en longueur et le fœtus donne des signes de souffrance, on à le choix entre deux procédés pour obtenir l’ouverture maxima du col de la matrice: la dilatation bimanuelle suivant les règles établies par Bonnaire et la dilatation au ballon de Champetier. Si rien ne presse trop, c’est à ce dernier moyen que nous donnons la préférence et ce, pour deux raisons : 1° le procédé de Bonnaire ne réalise jamais une dilatation idéalement complète, il vient un moment où les doigts antagonistes plaquent le col contre les parois de l’excavation et un bourrelet subsiste quoi qu’on fasse; 2° judicieusement appliqué, un ballon de Champetier peut, non seulement réaliser la dilatation cervicale idéale en suscitant à nouveau le déclanchement du mécanisme naturel, mais encore, parfaire la flexion de la tête et amener, par corollaire, sa descente