‹ Contribution à l'étude des occipito-iliaques gauches postérieuresChapitre 20 sur 25 · RÉ PRE · texte numérisé non relu

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complète et sa rotation. Ce rôle du Champetier, nous l’avons vérifié, par nous-même, sur une grosse tête mal fléchie, enggaée en O. I. D. P. Le travail durait depuis une vingtaine d’heures, la poché des eaux était rompue, la dilatation arrêtée à la dimension d’une paume d’adulte. La parturiente étant agitée, subfébrile, on décide de terminer. Un Champetier n° 4 est introduit entre le segment inférieur et-la présentation au voisinage de la grande fontanelle. Les contractions ne tardent pas à reprendre, deux heures plus tard la femme expulse son ballon; la dilata- . tion est complète, la tête en transverse et l’on peut terminer par une application de forceps.

La dilatation complète obtenue, avec ou sans intervention, deux cas peuvent se produire:

1° La rotation et l’expulsion s’opèrent spontanément en O. P. ou en O. $. On se bornera alors à surveiller et à diriger le dégagement de la tête.

2° La rotation ne se fait pas. Il faut alors intervenir, comment? Bon nombre de traités et ouvrages classiques conseillent d’essayer, tout d’abord, le procédé de Tarnier pour amener l’occiput plus ou moins près du pubis et terminer, alors, par une application de forceps en opéränt, s’il est besoin, un complément de rotation. Si le procédé échoue, on fait sur la tête en O. I. G. P., une prise oblique par rapport à la mère, directe par rapport au fœtus (la concavité des cuillers regardant la face de l’enfant) et l’on doit ensuite faire tout son possible pour amener à l’aide du forceps l’occiput sous le pubis.

En réalité, le plus souvent, la seule introduction de la main guide fera passer l’occiput de la position G. P. à la position G. T. (PInarD et BATAILLARD, FaraBeur et Var- NIER). € La plupart des applications instrumentales dans

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les cas d’occipito-postérieures, écrit M. Purca dans le nouveau Montpellier Médical de 1895, sont faites pour des occipito-postérieures et non sur des occipito-postérieures »,. c’est un fait que nous avons pu vérifier par nous-même. Voici du reste l’opinion de MM. Farabeuf et Varnier sur la technique de l’intervention instrumentale dans les G. P. « Sachez-le donc, la position occipito-postérieure gauche est ordinairement transformée avec facilité en position transversale gauche, par la seule introduction de la première main guide. En conséquence, telle sera votre pratique: comptant sur l’action rotatrice de votre première main guide, vous choisirez celle-ci et l’introduirez comme s’il s'agissait d’une position transversale gauche d’emblée », ce qui veut dire que la première main guide sera la main droite.

On l’introduira directement en arrière, bien à plat, sur le sacrum, et sur elle, dans son axe, on glissera la branche gauche première, qui ira occuper la ligne pariéto-malaire gauche du fœtus. Pour la deuxième cuiller, la main gauche guide est introduite, sans le pouce, à droite et en arrière, entre l’ischion et le coccyx. Sur elle, on glisse la cuiller droïte que l’on amène par un mouvement spiral voisin de 135°, sur la ligne pariéto-malaire droite de l’enfant, très en avant, derrière le pubis.

L'’articulation faite, on a réalisé une prise idéale, directe par rapport à la mère, directe par rapport au fœtus. On fixe le tracteur, on complète la descente, et, alors seulement, (si elle ne s’est faite spontanément pendant la traction) la rotation de la tête. L’extraction se fait ensuite avec toutes les précautions que demande la sauvegarde du périnée. Ajoutons que cette prise idéale, directe, ne peut

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ARR ES toujours être réalisé. Dans certains cas, on se contentera d’une prise fronto-mastoïdienne oblique par rapport à la mère et par rapport au fœtus.

Dans les cas plus rares, où l'introduction de la main guide n’amène pas la rotation de la tête en G. T., il faudra faire la prise classique mentionnée plus haut en ayart soin de reporter très en arrière les manches du forceps de façon à bien saisir la tête suivant son axe occipito-mentonnier. Une application mal faite, trop antérieure, risquerait fort de produire la déflexion puis l’enclavement de la tête avec toutes ses conséquences. Le palonnier en place on tire pour amener la tête sur le plancher. La tête tourne en descendant, ou le plus souvent, arrive sur le périnée

-en conservant sa direction d'engagement. On est alors en présence de deux alternatives: parti de la grande rotation, parti de la petite rotatibn. Pajot disait: « Essayez la grande rotation si elle est facile, faites-là, si la tête résiste dégagez en occipito-sacrée ». Et, en effet, chercher à amener de force l’occiput sous le pubis, c’est vouloir le clivage de la cloison recto-vaginale ou tout autre délabrement grave de la filière génitale. Supposons que l’on ait obtenu la grande rotation de la tête, le forceps se trouve alors renversé et il convient, croyons-nous, se faire une deuxième prise en employant le procédé indiqué par Rémy, de Nancy. Si l’on s’est trouvé contraint à amener l’occiput dans la concavité sacrée, il faudra, pour épargner le périnée, dégager avec la plus extrême lenteur. (Voir thèse de Bouhey sur l’acc. en O. $.).

Nous n’avons fait qu’esquisser, ici, la conduite à tenir dans l’accouchement du sommet en variété gauche postérieure et, notamment, nous n’avons pas détaillé la tech-

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