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l'intervention pratiquée dès le début d’une appendicite même légère, permet de constater « du dépoli de la séreuse et des adhérences molles de l’appendice avec les parties ambiantes ». Broca insiste de même dans l’une de ses cliniques sur la rapidité avec laquelle se développent ces adhérences, ces brides cicatricielles « épaisses et longues en même temps ».
Or ces néo-formations de défense persistent, sans aucun doute, dans la majorité des cas, comme le démontrent surabondamment les autopsies pratiquées à des époques plus ou moins éloignées de la crise. Parfois quelques adhérences peuvent se résorber quand l'affection s’éteint, mais la plupart subsistent et l’occlusion, qu’elles sont susceptibles de
provoquer, se fera souvent bien longtemps après la
crise.
Deux causes expliquent leur persistance. C’est tout d’abord que souvent une affection appendiculaire que l’on croyait éteinte, persévère légère et latente au centre d’un appendice plus ou moins chroniquement enflammé,et l’irritation péritonéale continuelle qui s’ensuit entretient ces adhérences prolectrices,où contribue à en former de nouvelles. C’est ensuite que ces néo-membranes ont une très forte tendance à subir la dégénérescence scléro-cicatricielle et à s’organiser. M. Tavel, au Congrès de chirurgie de 1903, disait : « Ces néo-productions consécutives à l’appendice, subissent une dégénérescence cicatricielle, se transforment en brides plus ou moins résistantes
avec tendance à la rétraction. » Les fausses membranes fibrineuses du début de la péritonite sont bientôt en effet pénétrées par des bourgeons charnus issus du péritoine sous-jacent, et ainsi s’opère leur organisation conjonctive. En même temps des vaisseaux sanguins et lymphatiques ne tardent pas à vasculariser les brides.
Cette organisation précoce des néo-membranes formées au moment de la crise, nous explique leur persistance malgré la seetion de l’appendice. Aussi ne serons-nous pas étonné de voir atteint d'occlu- | sion appendiculaïre des malades ayant subi préala-. blement l’appendicectomie. Sans doute, l'occlusion par adhérence post-opéraloire pourra parfois être en Jeu. Mais il n’en est pas moins vrai que dès maintenant nous devons tirer eette conelusion, signalée déjà par M. Tavel, à savoir : que dans les résections d'appendice ik sera bon, au double point de vue pronostic et prophyllactique, de songer aux brides et adhérences vermiculaires pour y remédier.
Mécanisme de l'occlusion. — La présence et persistunce de ces brides et adhérences nous expliquent locclusion intestinale survenant chez un appendiculaire. L'arrêt des matières et des gaz peut être plus ou moins rapide ; la cause en estla même, mais le mécanisme différe. Les adhérences rétrécissent l'intestin, l'immobilise, ke fixe dans une situation anormale. Des brides cellulaires étendues entre deux feuillets du péritoine,du grand épiploon au péritoine pariétal ou à l'intestin peuvent causer un étrangle-