‹ Contribution à l'étude des Occlusions intestinales mécaniques d'origine appendiculaireChapitre 12 sur 29 · DON · texte numérisé non relu

DON

Je me décide à faire une légère ouverture à l'intestin. Au bout de quelques heures, amélioration marquée ; l'anus fonctionne abondamment, des gaz partent à nouveau par en bas.

Le septième et le huitième jour, la malade s'alimente, les forces reviennent. Je crois à la guérison.

Le neuvième jour, affaiblissement brusque, refroidissement, teinte cyanotique de la face, le pouls devient petit, s'élève de 108 à 130.

Mort le dixième jour.

Le fait le plus intéressant à noter dans cette observation est l'absence d'attaque d’appendicite dans les antécédents.

Cependant il s'était fait dans la fosseiliaque droite un travail inflammatoire aboutissant à des adhérences de l’appendice qui on été la causede l'étranglement. Il ne peut s'agir d’une hernie de l'intestin dans la fossette iléo-cæcale, car au cours de l'opération, les constations faites ont établi très

nettement le mécanisme de l’étranglement.

C’est done l’'appendice lui-même qui a joué le rôle d’une bride étranglant l'intestin ainsi que le fait parfois le diverti-

cule de Meckel.

Or,justement dans les antécédents du malade,il est impos-

sible de retrouver une crise d'appendicite, les coliques passagères éprouvées ne pouvant être assimilées même à des crises de coliques appendiculaires.

Ici l’'appendice est immédiatement coupable et justement

l’appendicite, au moins au sens clinique du mot, fait défaut.

OBSERVATION VII et VIII

(A.-P. Krymoff, Société de Chirurgie de Moscou, 1910.)

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