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formation était du tissu conjonctif; aucune lésion néoplasique n’a été trouvée.
La malade a été vue depuis à différentes reprises, et, au
point de vue digestif, elle se porte très bien.
OBSERVATION XXII (Inédite et Résumée) - (Due à l’obligeance de M. le D: Dayot.})
Occlusion incomplète et appendicile chronique
Malade opérée il y a sept ans, en 1907. Il s’agit d’une femme âgée de cinquante-quatre ans, mariée, sans enfants, sans passé pathologique.
Quand je la vis pour la première fois, elle présentait depuis six mois des accès d’occlusion incomplète très carac-
téristique et se terminant par des débâcles. Au moment de mon examen elle était nettement en état de crise : elle n’était
pas allé à la selle depuis quatre jours, mais elle avait cependant rendu quelques gaz. Procédant à l'examen, je trouve la région iliaque droite douloureuse, avec clapotement intestinal à ce niveau. Pendant l'exploration, on voit très nettement les anses intestinales se dessiner et ramper sous la paroi abdominale.
Interrogée, la malade répond que depuis plus de deux ans existent chez elle des troubles intestinaux, avec douleurs de ventre qu’elle localise d’ailleurs assez mal.
Elle a beaucoup maigri et perdu de forces, mais ne présente aucun teint cachectique. He
Le diagnostic des médecins traitants est néoplasme intes-
tinal, et je me rallie volontiers à ce diagnostic en raison de l'âge de la malade et de l'évolution de son affection.
On ne constate aucune autre lésion viscérale ; les poumons sont normaux, de même que le cœur ; l’urine est normale.
Le pouls est bon, l’état général plutôt satisfaisant, læ malade n'ayant été déprimée par la production d'aucun symptôme grave, ni aucune médication intempestive. La crise se présente donc avee des caractères plutôt bénins :
En raison des accidents à répétition qui se sont succédés déjà depuis plusieurs mois, et pour éviter la production d’une occulusion à allure grave, je propose une intervention qui promet de se réaliser dans des conditions aussi favorables que possible.
La malade est transportée en automobile à la clinique de Saint-Anne. Après avoir pris Îles précautions d'usage, elle est opérée le lendemain de son arrivée.
Opéaration. — Laparotomie médiane: on constate une coudure de la dernière portion de l'iléon, voisine du cæcum adhérent et entouré de brides multiples. Toutes les brides sont détruites, le cæcum est libéré, et l'appendice atteint d'inflammation chronique est réséqué. Après avoir fait l'hémostase et la péritonisation, je termine par une suture à 3 plans de la paroi. Une débacle se produit le lendemain.
Les suiles furent normales. La inalade reprit sa vie habituelle et n'eut aucune espèce d'accidents jusqu'au jour où il se fit dans sa cicatrice, quatre années plus tard, une éventration avec étranglement. Je l'opère à nouveau viugtquatre heures après, pendant la nuit, et refais sa suture
.ambdominaäle.
Cet incident date de deux ans et n’a laissé aucune trace.
La malade a complètement recouvré la santé. .
OBSERVATION XXIII (Personnelle)
(Cinque Sainte-Anne (Rennes). Service de M.le D' Dayot.)
Occlusion incomplète et appendicite chronique
Laparotomie. Coloplastie
Mr: X..., institutrice, entrée à la clinique Sainte-Anne en octobre 1912. Mari vivant; deux enfants bien portants.
Réglée à l’âge de quinze ans, la malade n’a jamais rien présenté rien d’anormal à la suite de ses couches. Elle a des règles régulières, de durée normale. Vers l’âge de douze à treize ans elle a eu une légère fièvre typhoiïde.
Les parents sont morts de maladies sur lesquelles on n’a pas de précision. Elle a un frère vivant et bien portant.
Depuis dix ans la malade se plaint de troubles gastrointestinaux pour lesquels elle a consulté différents médecins.
Il y a trois mois, après examen, un médecin aurait constaté qu'elle était atteinte de rein mobile droit; il aurait fait la réduction, appliqué une sangle de Glénard, et déclaré à la malade qu'elle devait être guérie.
Un mois plus tard, les accidents continuant à persister, elle se fait examiner par un autre médecin qui, après l'avoir vue à plusieurs reprises,rejette l’idée de rein mobile et diagnostique une tumeur de la région cæcale avec symptômes d'occlusion incomplète et à répétition.
C'est alors que M. le professeur Dayot est appelé en con-
— (TE sultation et fait à diversexamens les constatations suivantes :
À l'inspection on voit le ventre ballonné et les anses intestinales se dessiner et ramper sous la paroi. Ce ballonnement est plus marqué en bas età droite,et c'est là précisément que la malade a de temps à autre ses sensations douloureuses accompagnées de bruits intestinaux.
À la percussion, on constate une exagération assez bien marquée de la sonorité.
Au palper, on sent dans la fosse iliaque droite une tumeur dure, irrégulière,mobile, pouvant être refoulée versla région lombaire. Cette tumeur détermine une certaine douleur à la pression, et dans son voisinage on obtient assez facilement du clapotementintestinal.
Dans la région stomacale, comme dans la partie gauche de l'abdomen, on ne détermine par le palper aucune sensa-
tion douloureuse.
On ne trouve non plus aucun ganglion.
Le toucher rectal a été pratiqué, de même que le toucher vaginal, et n’a rien révélé.
Le foie déborde quelque peu les fausses côtes.
Le poumen et le cœur ne présentent aucun symptôme de lésion. L’urine est normale.
Ce quidomine,c'est la constipation opiniätre accompagnée de phénomènes douloureux intermittents. Il existe aussi de temps à autre de petits vomissements.
L'état général n’a pas été sans en ressentir le contrecoup ; aussi constate-t-on chez la malade une faiblesse et un amaigrissement très marqués.
Le diagnostic est circonscrit entre tuberculose iléo-cæcale