‹ Contribution à l'étude des os vrais du poumonChapitre 10 sur 19 · DES · texte numérisé non relu

DES

EXAMEN HISTOLOGIQUE (décalcification au liquide acétochrc mique. Coloration au picrocarmin et au triacide d'Ehrlich.)

A. Arborisalions crétacées de la base. — Les coupes de ce fragment du poumon offrent à étudier les sections sous diverses incidences des aiguilles osseuses qu'il contient, et ensuite les lésions du parenchyme pulmonaire lui-même.

Un premier fait frappe de suite, c'est que les sections des ossifications ne se rencontrent jamais qu'au voisinage de trainées ou d'ilots de sclérose ; quand plusieurs sections sont à proximité les unes des autres, il est rare qu’une traînée de sclérose irrégulière ne les réunisse pas ; les aiguilles osseuses paraissent comme répondre au point de renflement de ces trainées.

Dans certaines coupes, on ne rencontre que les sections de petites aiguilles osseuses, sous forme de petites plaques d’osséine semées de corpuscules osseux ; ces plaques sont échancrées irrégulièment, ce qui leur donne un bord festonné, avec angles saillants, pointus et espacés semi-lunaires rentrants. Là, la formation paraît très irrégulière, sans système de Havers complet ; dans la plaquette osseuse de section, on voit bien les strates de l’osséine ; on voit des centres d'orientation de ces strates et des corpuscules osseux enprisonnés, mais l'os élémentaire avec canal central n'est pas réalisé.

A côté, au contraire, ou sur une autre coupe, on verra un 08 élémentaire parfait ; les lamelles d'osséine sont toutes orientées concentriquement par raport à une cavité centrale, laquelle sera occupée le plus souvent par de la graisse.

Enfin, à un état plus parfait encore; nous avons pu souvent observer le dessin que nous avons fait représenter dans notre figure II. Là alors, l'édification osseuse a son plein développement et possède un degré de régularité parfaite. Pour ces formations, ayant un véritable canal médullaire rempli de moelle graisseuse, nous avons noté que, contrairement à ce qui se passait pour les petites aiguilles de tissu osseux à peine ébauché, elles sont pour ainsi dire indépendantes, entourées

M d'alvéoles pulmonaires partout, et non plus prises dans une tache ou une traînée de sclérose interstitielle. Faut-il interpréter ce fait en considérant que les systèmes osseux parfaits à canal central répondent à des traînées de sclérose totalement ossifiées tandis que les aiguilles, les granulations osseuses ne

sont que des points ossifiés sur le trajet d’une traînée scléreuse? Nous n’oserions l’affirmer, n'ayant pas une preuve absolue à donner.

Toutefois, nous avons pu rencontrer de petites aiguilles qui, coupées en travers, nous ont montré un système de Havers parfait, schématique et à l’état isolé, comme nous en avons fait dessiner un dans la figure III.

Comme tous les observateurs qui nous ont précédé dans cette étude des ossifications du poumon, nous avons été préoccupé d'établir les rapports exacts qui pouvaient exister entre elles et les voies aériennes et sanguines de l'organe,

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