‹ Contribution à l'étude des os vrais du poumonChapitre 9 sur 19 · AN · texte numérisé non relu

AN

lobulaires persistantes étaient fortement élargies ; leurs fibrilles de tissu conjonctif et leurs vaisseaux avaient subi la dégénérescence hyaline, mais jamais elles ne laissaient voir de début d'ossification. » Mais il ajoute plus loin, que sur les préparations décalcifiées «il était difficile de dire s'il s'agissait, en ces points, d'un refoulement du tissu conJonctif (de la travée interlobulaire) où d’une transformation réelle de celui-ci. » Nous ne comprenons donc pas très bien pourquoi cet auteur exclut tout processus d'ossification des travées interlobulaires. Ces localisations précises nous paraissent contingentes, et il nous semble plus juste d'admettre avec Arnsperger que le processus peut se passer aussi bien dans le tissu conjonctif interlobulaire que dans l'interalvéolaire. L'impression que l’on a, après la lecture des diverses observations, c’est que l'on peut trouver les formations osseuses parlout où existe du tissu conjonctif néoformé, quelquefois autour des vaisseaux (1), mais beaucoup plus fréquemment dans les travées interalvéolaires et interlobulaires épaissies. Au contraire, l'ossificalion n’est, pour ainsi dire, jamais orientée par les éléments normaux de l'organe (bronches, vaisseaux, plèvre).

À titre d'exemple, nous rapportons ici l'examen de l'observation I de MM. Devic et Paviot qui est un cas de forme ramifiée.

(1) Dans les cas où l'ossification se trouvait en même temps dans les travées et autour des vaisseaux, particulièrement dans le cas de Cohn, ces derniers sont fréquemment atteints d’endartérite ; on conçoit que l'os ait pu alors se développer dans l’adventice, concomitamment enflammée et épaissie.

Page 1