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de cellules. C’est sous l'influence d’une stase par congestion des vaisseaux et œdème intersticiel que le tissu conjonctif. serait transformé en substance préosseuse.
LERICHE et POLICARD nient toute action des ostéoblastes: LERICHE en ferait même des éléments destructeurs d'os. Pour expliquer la présence de sels calcaires dans la substance à ossifier, ces deux auteurs emploient le terme de « mutation calcique locale ». Ceci revient à dire que pour faire de l'os il faut de l'os à proximité. Un traumatisme agissant sur une partie du squelette et sur les tissus environnants, provoquerait une raréfaction osseuse d’un côté, et les sels de chaux issus de ce foyer contus, iraient se déposer dans le tissu conjonctif voisin préparé à l’ossification par le même traumatisme.
PÉTRIGAGNI, dans son étude sur les périarthrites traumatiques, soutient cette théorie du transfert calcique. Le traumatisme dont il fait un neuro-traumatisme conjJonctivocapsulo-ligamentaire, provoquerait d’un côté une hyperhémie suivie d’une ostéolyse et d’un transfert calcique; d’un autre côté une hyperhémie parostale entraînant un hématome, une prolifération conjonctivale sur laquelle viendrait se fixer les sels calcaires et s’édifierait l’ossification. |
Le professeur Barb, de Strasbourg, prétend que cette fixation des sels calcaires dépend de la variation de l'équilibre acide-base des tissus. Si les albumines considérées présentent une réaction acide, la fixation s'opère rapidement. Ce que nous savons de lPacidification du muscle sous linfluence de la contraction nous explique comment cet organe est en quelque sorte un lieu d'élection pour les ossications pathologiques. Fendons et ligaments auraient d’ailleurs eux aussi une réaction acide presque constante. Cette théorie sert à expliquer actuellement l’ossification des cicatrices abdominales supérieures, après des opérations sur