‹ Contribution à l'Étude des Ostéites de la Tubérosité Antérieure du Tibia et en particulier de leur Forme Pseudo-ArticulaireChapitre 22 sur 24 · LE HORS · texte numérisé non relu

LE HORS

rieure du tibia, et l'examen radiographique montre à ce niveau le maximum des lésions.

La douleur très vive n’est, à vrai dire, pas limitée; elle s'étend en arrière et en haut. Pour ne pas être trompé par cette diffusion et pour l’expliquer, il faut songer que les lésions anciennes se sont étendues à toute lépiphyse tibiale et que l'articulation a réagi par une hydarthrose et l'extrémité inférieure du fémur par de l’ostéoporose.

Est-il besoin d’insister sur l’intérêt pratique qui s’attache à ce que ce diagnostic soit posé ? Il aura pour prix la conservation de l’articulation du genou. Supposons, en effet, que l’on considère à tort la maladie comme une tumeur blanche : on la traitera par limmobilisation prolongée qui n'empêchera probablement pas les lésions de s'étendre et de gagner en fin de compte l'articulation du venou. Si l’on décide une opération, toujours sous l’in- Huence d'un diagnostic erroné, cette opération sera une résection qui aboutira à une ankylose du genou après ablation de toute l’épiphyse tibiale. Au contraire, le diagnostic de lésion sous-articulaire conduira à un simple évidement épiphysaire. Le degré auquel sont parvenues les altérations osseuses ne permet dans notre observation qu'une cuérison très lente qui n’est pas encore achevée puisqu'il persiste encore après un an et malgré plusieurs curettages, une petite fistule, d’ailleurs en bonne voie de guériSOn, mais la malade marche ‘depuis longtemps avec un genou mobile où se sont éteints les phénomènes inflammatoires réactionnels. |

Page 1