DATE
NRA
Dolbeau. Pour expliquer la prédominence des ostéomes à point de départ ethmoïdien, il se base sur la précocité du développement des alvéoles ethmoïdales (Verhandluggen der Deutschen Gesellschafft für Chirurgte). Le principal inconvénient du travail de Tillmans est de n’apporter à l'appui de ses dires que des preuves incertaines ou insuffisantes.
Avec Wirchow, Arnold et Conheim, Panas pense que les ostéomes se rattachent à un trouble évolutif, au moment où se forment les cavités qui avoisinent l’'appareil de l’olfaction, soit que la prolifération ait pour origine les cavités médullaires du diploë, comme le veut Wirchow, soit que le périoste se mette de la partie. Nous reprocherons à cette théorie de ne pas expliquer les cas où l’ostéome de l’ethmoïde apparaît chez les individus d’un âge où il est plus que certain que toute évolution est terminée depuis longtemps. Reconnaissons cependant que, dans la majorité des observations publiées, il s’agit de malades jeunes en période de croissance. Les ostéomes de l’ethmoïde observés chez des personnes ayant dépassé 35 ans sont la minorité. Ces rares cas pourraient s'expliquer par l’insidiosité et la lenteur d'évolution remarquables de ces tumeurs dont le début pourrait, comme chez le malade de Weiss, remonter à de nombreuses années en arrière, sans que la présence de l’ostéome ait pu être soupçonnée.
De nombreux auteurs, dont Rogmann, ont attribué au traumatisme un rôle prépondérant dans la formation des ostéomes; le fait est, qu’ua grand nombre de malades atteints de cette affection, accusent un coup, un choc ou une chute dans leurs antécédents; certains même, font coïncider l’apparition de la tumeur avec un traumatisme quelconque (coups de faucille, chute sur la face, morsure de chien, etc...). Il existe bien des exostoses traumatiques, mais elles n’ont rien de commun avec les ostéomes qui sont des tumeurs.
Sur 35 observations recueillies, 7 signalent un traumatisme dans les antécédents anciens ou immédiats du
malade: dans les 28 autres, il n'en est pas fait mention. L'origine des quatre cinquièmes de ces ostéomes reslerait done inconnue? Nous croyons plutôt que, dans les cas où le traumatisme a été suivi immédiatement de l'apparition de la tumeur, 1l na été, pour le malade, que l'occasion d'en découvrir l'existence.
Pour les traumatismes anciens, 11 faut tenir compte de l'état d'esprit du malade qui constate, sur une partie de son visage, la formation d'une bosse. {l cherchera et arrivera, par un déterminisme fächeux, à en trouver la cause dans une chute, un choc, ou tout autre accident sans importance, survenu parfois de très nombreuses années auparavant. Îl faut songer aussi à la suggeslion que pourrail exercer l'interrogatoire d'un médecin, partisan convaincu de cette théorie, sur les malades : « Vovons, êtes-vous réellement cerlain de n'avoir jamais subi un choc quelconque sur la figure ? ». Pour peu que des questions de ce genre soient répétées avec insistance, nous sommes persuadés que bien des patients finiront par se souvenir qu'en effet, un Jour.
La théorie de l’irritaton phlogistique met à l’origine des ostéomes de l’ethmoide, les inflammations et infections diverses, dont peuvent être le siège les muqueuses respiratoires et le labyrinthe ethmoidal: le D° Strazza, O. R. L. de l'Hôpital Saint-André de Gênes, dit, au sujel d'un volumineux ostéome de l’ethmaiïde dont il rapporte l'observation : &« En tenant compte du siège de prédilection de ces tumeurs sur l’ethmoïde où les causes inflammatoires sont si fréquentes, on admettra que lirritation phlogistique doit avoir une grande importance au point de vue de l'origine ». Nous répondrons qu'on ne peut attribuer une bien grande valeur aux faits inflammatoires, étant donné que ceux-ci manquent souvent; que d'autre part, nous savons combien sont fréquentes les lésions inflammatoires nasales, et comment celles-ci, quand elles se propagent de la muqueuse à l'os, ont tendance à provoquer l'atrophie du squelette, plutôt que la néoformation de tissus osseux (Gavello).
Et)
Si on admet que les ostéomes ont leur point de départ au niveau de l’os lui-même, une autre question se pose : dans quelle partie de cet os prennent-ils naissance?
Verneuil, Dolbeau, Duplay les font naître des concréüons osseuses que l’on rencontre quelquefois dans l'épaisseur de la muqueuse des sinus; mais on ne devrait alors trouver que des ostéomes libres, ce qui n’est pas le cas.
Virchow leur attribue un processus d'enostoses dans le cas ou l’ostéome adhère, par une large superficie, à l'os sous-jacent.
Von Bergmann affirmait que certains ostéomes ne sont pas des énosloses, en tant qu'ils ne proviendraient pas du diploë, mais bien du périoste qui tapisse le sinus, soit du labyrinthe ethmoïdal, soit des sinus frontaux et sphénoïdaux.
Panas concilie ces opinions diverses, etestime, à juste titre nous semble-t-il, que cavités médullaires du diploë et périoste peuvent tous deux être le point de départ de ces osléomes. Dans le premier cas, on a affaire à la variété dite éburnée à large base d'insertion; dans le second, à des ostéomes pédiculés ou libres, après rupture de ce pédicule.
En résumé, de toutes les théories que nous venons d'exposer, celle de Virchow, Panas, Conheim, qui met à l’origine de nos ostéomes un trouble évolutif, nous paraît la plus séduisante et la plus vraisemblable. En effet, l’ostéome de l’ethmoïde se développant presque exclusivement chez des sujets Jeunes, âgés de 25 à 30 ans au plus, il est fort possible que la formation de ces tumeurs soit en rapport avec le développement du squelette. Mais c’est là le seul enseignement que nous donne cette théorie, qui ne résoud pas définitivement et avec certitude le problème de l’étiologie et de la pathogénie des ostéomes de l’ethmoïde. Aussi, puisqu'elle est encore d'actualité, la conclusion loyale, mais décevante, de Mitwalsky sera la nôtre : Ignoramus,
Le Hot
Anatomie pathologique. — L’ostéome de l’ethmoïde, comme tous les ostéomes, est une tumeur formée de tissus osseux, c'est-à-dire de cellules anastomotiques (ostéoblastes), secrétant une substance anhiste acidophile (osséine) qui se charge de sels de chaux. Elle est à distinguer des exostoses, qui ne sont pas des tumeurs, et dont les rapports directs avec les processus inflammatoires peuvent être facilement établis (1).
Ces ostéomes sont des tumeurs dures, plus ou moins bien circonscrites, constituées par des lamelles de tissu osseux adulte, formant des canaux de Havers, mais à disposition plus irrégulière que dans le tissu osseux normal. (Roussy.)
La présence, en plus ou moins grand nombre, de canaux de Havers dans ce tissu néoplasique, a fait distinguer trois types anatomo-pathologiques d’ostéomes : A) L'ostéome compact, dont la structure est analogue à celle de la diaphyse de los normal : les canaux de Havers sont bien formés, renfermant des vaisseaux, et sont entourés de lamelles osseuses contenant les ostéoblastes: seule, la direction irrégulière de ces canaux différencie ce tissu du tissu normal. B) L'ostéome spongieux à structure analogue à celle des épiphyses, et renfermant des lamelles osseuses abondantes. C) L’ostéome éburné, qui a l'aspect d’une bille d'ivoire, et dont la dureté est extrême, est formé de lamelles osseuses compactes, sans espace médullaire. Cette dernière variété est la plus fréquente, et représente environ les trois cinquièmes des cas. Après elle, viennent avec une fréquence à peu près égale, l’ostéome à structure spongieuse, el un type mixte, pouvant revêtir deux formes : dans l’une, la tumeur est éburnée, et son pédicule est spongieux # dans l’autre, seule la coque est éburnée, du issu spongieux constituant le centre et la base d’implantation de la tumeur.
(1) Roussy et Leroux, Diagnostic des Tumeurs, 1921,
6 pit
SAS à NS
D'après Smith, les médullocèles et les éléments graisseux sont en moins grand nombre dans le tissu spongieux néoplasique que dans le tissu spongieux normal. (Surra, Arch. für Augenh., t. XX, 1889, p. 123.)
L'ostéome de l’ethmoïde est habituellement unique ; nous ne connaissons pas d'observation relatant la présence de plusieurs de ces tumeurs sur une même personne.
Il s'implante sur la paroi osseuse par une large base, ou, plus rarement, par un pédicule grèle. Comme nous l'avons vu, dans le premier cas il aurait son origine dans le diploë; dans le deuxième, il naïîtrait du périoste même.
Ces tumeurs ne subissent jamais de phénomènes de dégénérescence. Leur bénignité, au point de vue anatomopathologique, est prouvée par l'absence de monstruosités cellulaires. L'étude clinique confirmera cette bénignité de la tumeur qui, si elle refoule les organes voisins, ne les infiltre jamais. Elle ne donne naturellement jamais lieu à des métastases.
Les cas de Wiegmann (Obs. XXII), et de Beyer (Obs. XXVIIT), ne sont pas à notre avis suffisamment probants pour nous permettre de les considérer autrement que comme des exceptions. L’ostéome de lethmoiïde n’a, en effet, aucune tendance à la récidive, ainsi que le prouve la presque totalité des observations publiées.
nn PrA Æ HET
ne EP AU . # LME :
"3 6h suis sr Ron noté le PES RG
RG ai tete D # Es L à