‹ Contribution À L'Étude Des Ostéosarcomes Du Maxillaire InférieurChapitre 12 sur 18 · IT · texte numérisé non relu

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teinte rouge-brun ou violacée caractéristique, et cette teinte est facile à constater quand le néoplasme est aperçu dans la bouche, à travers une mince couche de tissu gingival.

SIALORRHÉE. — Lorsque la tumeur a atteint un certain volume, la salive est difficilement retenue et les malades sont obligés d’avoir un mouchoir à leur portée pour ne pas baver continuellement. A quoi est due cette sialorrhée ? Il est probable qu’elle est le fait de l’irritation mécanique, par la tumeur, des terminaisons nerveuses intrabuccales.

HYPERTHERMIE LOCALE. — Dans les sarcomes à accroissement rapide, la main apprécie souvent une augmentation de la température locale, qui peut d’ailleurs, quoique très rarement, et en tous cas à à la période ultime de la maladie, coïncider avec une hyperthermie générale, « fièvre des néoplasmes » de Verneuil. On a donné à cette augmentation de la température locale le nom de « signe d’Estlander» (Forgue).

INFECTION ET CACHEXIE. — Supposons la iumeur livrée à elle-même, sans intervention aucune ; quelle sera son évolution ? Quand le néoplasme a rompu ou dépassé sa capsule, il perd sa forme régulière : des fusées sarcomateuses envahissent les muscles, des épanchements de sang se font dans la masse de la tumeur, des foyers fluctuants dus à des cavités kystiques y apparaissent. La peau adhère à la surface bosselée, s’amineit par points, est parcourue par un

lacis veineux, et une ulcération finit par se former .

So ou bien à la suite d’un coup de trocart ou de bistouri, des masses sarcomateuses bourgeonnent au dehors; ces complications ulcéreuses sont surtout observées dans le sarcome à cellules rondes.

Le système ganglionnaire est rarement infecté par le sarcome lui-même ; mais quand la tumeur est ulcérée ou enflammée, on observe une adénite sousmaxillaire qui n’est point de nature néoplasique, et qu’il est très important de distinguer parce qu'elle ne contre-indique pas l’intervention, et rétrocède après l'ablation du néoplasme.

Cet engorgement ganglionnaire, de nature inflammatoire et non point infectieuse,s’accompagne d'une certaine cachexie : le malade maigrit et pâlit ; mais cet amaigrissement n'indique point à coup sûr la généralisation ; une fois débarrassé de son foyer sarcomateux, il pourra, très promptement parfois, guérir de cette cachexie. Nous avons dit plus haut qu'elle était due surtout à la gène qu’apporte aux fonctions de la bouche le volume souvent considérable de la tumeur.

Dans les phases ultimes, la dénutrition s’accentue par les douleurs, par les hémorragies, par la septicémie résultant de la décomposition des liquides contenus dans les poches kystiques ; le malade prend une teinte terreuse, la diarrhée s'établit, la fièvre est continue ; le malade succombe à cette cachexie progressive, et quelquefois, quoique très rarement, à la généralisation dans les viscères, surtout dans les

poumons (Forgue),

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Nous nous en voudrions de noireir à plaisir le tableau clinique de cette affection ; nous avons voulu simplement montrer qu'elle peut ètre la marche de ces tumeurs livrées à elles-mêmes. Heureusement que cette marche est le plus souvent modifiée par une intervention chirurgicale ou une application radiothérapique, et le pronostic se trouve de la sorte bien moins assombri. D'ailleurs ce pronostic est sou-

mis à plusieurs facteurs importants,

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