‹ Contribution À L'Étude Des Ostéosarcomes Du Maxillaire InférieurChapitre 13 sur 18 · R ONOSTIC — DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT · texte numérisé non relu

R ONOSTIC — DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT

Pronostic. — Ainsi, au maxillaire inférieur, il varie suivant diverses conditions : le volume de la tumeur, la rapidité de son accroissement, sa diffusion, l’envahissement des tissus voisins, l'existence d’une ulcération. Mais un facteur qu’il importe de ne pas perdre de vue, c'est la variété de sarcome à laquelle on a affaire. Les sarcomes myéloïdes sont relativement bénins. Leur marche est plus lente ; ils épargnent d'ordinaire les ganglions ; il est rare qu’on les voie récidiver après extirpation complète et la généralisation du néoplasme est encore plus exceptionnelle. Il est bon, cependant, de ne pas trop s’exagérer la bénignilé de ces tumeurs, de crainte d'une surprise pénible, En effet, Terrillon et Bez (Soc. anat., mars 1872) ont observé une femme qui avait subi, longtemps auparavant, la résection partielle du maxillaire inférieur pour une tumeur à

myéloplaxes ; elle présentait, à cette époque, une

tumeur analogue au maxil'aire supérieur. Trois ans après, elle se fit coup sur coup une fracture spontanée du tibia et une fracture spontanée de l’humérus. Elie ne tarda pas à mourir épuisée et, à l’autopsie, on constata que la tumeur du maxillaire inférieur n'avait pas récidivé, et que celle du maxillaire supérieur était en partie atrophiée ; par contre, il existait des tumeurs secondaires dans toute l'étendue du squelette. Mais encore une fois, c’est là l'exception. D’ailleurs, ce qui fait la malignité de l’ostéosarcome myéloïde, c’est la présence, dans la masse de la tumeur, d’un plus ou moins grand nombre de cellules rondes ou de cellules fusiformes embryonnaires : ce n’est plus alors l’ostéosarcome myéloïde pur, mais une tumeur mixte dont l'allure maligne dépendra surtout de la prédominance des cellules rondes.

Les sarcomes encéphaloïdes d’abord et ensuite les sarcomes fasciculés sont incontestablement plus graves que les sarcomes myéloïdes. D’après Estlander, la durée moyenne de la maladie, en l’absence d’intervention,n est guère que d’un an, pour les sarcomes encéphaloïdes, Quant à la récidive sur place ou à distance, Estlander l’a observée 10 fois sur un total de 12 malades ayant survéeu à l’opération.Certaines formes du sarcome encéphaloïde ont été prises, d’ailleurs, à cause de la malignité de leur marche, pour des careinomes.

Toutefois, l’évolution de toutes ces tumeurs n’est pastoujours aussi rapide qu’on veut le dire: témoins l'observation I, où le début de la maladie remontait

! — 34 — à deux ans et demi, et l’observation IT, où la tumeur évoluait depuis six ans. Il nous semble que ces faits sont à retenir.

LS

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