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plomb, les principaux symptômes observés en dehors des signes hématologiques habituels et de l’hyperplasie de la moelle osseuse sont l’épaississement des os et l’accroissement de leur dureté et de leur fragilité.
La plupart des expériences faites sur ce sujet, s’étemdaient sur une période assez longue, de plusieurs semaines souvent, ce qui pouvait expliquer la gravité
des lésions obtenues.
MM. Rurismauser, BroccaRp et Brancui ont recherché quelle était l'efficacité d’une seule injection du toxique et ont pu saisir ainsi le premier stade des
lésions.
Ils se sont efforcés, dans une série d'épreuves concluantes de provoquer des ostéopathies par l’injection de certaines substances, en particulier le plomb, et ont pu ainsi classer les ostéopathies en deux grands groupes : d’une part, les ostéopathies d’origine endogène (par injections d'extraits parathyroïdiens ou thyroïdiens) ; d’autre part, les ostéopathies d’origine exogène (glucose-groupe des ostéopathies métalliques dont la plus typique est due au plomb). Ils ont constaté ainsi que ces trois substances (parathyroïdeglucose et plomb) aboutissaient toutes trois à la for-
mation d’une ostéite fibreuse. “
L'animal d'expérience choisi par eux fut le cobaye, de préférence au rat (ce dernier étant sujet, spontanément, à faire des ostéopathies, et, en raison de ses
faibles dimensions, se prêtant assez mal à des exa-
Dre
mens biologiques : dosage de calcium et de phosphore dans le sang, entre autres).
Les conditions d'expérience sont exposées par les auteurs (nous ne voulons pas insister sur ce point). Les régions osseuses examinées à chaque fois ont été le fémur gauche et la mâchoire inférieure : la mâchoire en raison de son atteinte constante dans l’ostéite fibreuse, fémur et mâchoire parce qu’il a été démontré que les processus morbides atteignant le squelette, se localisent avec prédilection sur les mâchoires, les os jeunes, les endroits mécaniquement éprouvés (insertions tendineuses), les os subissant une pression statique considérable (loi de Kozruxker, V. EBxer, Pouuer, V. RECKLINGHAUSEN) ; enfin que les métaux causant des ostéopathies métalliques se déposent en majeure partie dans ces mêmes endroits. Ces expériences portèrent de façon parallèle sur une injection unique de parathormone, de plomb, de glucose.
L'injection de plomb fut une injection de 2 cc. de PbCP à 5 %. Les résultats furent du reste comparables dans les trois séries d'expériences à peu de différences près.
La première réponse à l'injection est une hypercalcémie et une hyperphosphorémie apparaissant une heure après l’imjection ; mais il n’y a pas à ce moment de modifications osseuses, celles-ci n’apparaissant que plus tard.
Comment se manifeste, au début, la réaction ostéoclasique : quatre à cinq heures après l'infection apyra-
raît autour de quelques cellules de l’endoste et de