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LE FER

Le fer lui aussi a été étudié comme étant susceptible d’engendrer des troubles osseux.

Il y a quelques années a été décrite une maladie curieuse due à une intoxication ferrique. Cette maladie ou maladie de Kaschin-Beck ou dystrophie ostéoarticulaire de croissance sévit à l’état endémique dans les régions montagneuses de certaines contrées de l’Asie. Elle s’observe chez les jeunes au moment de la croissance, au bout d’un certain temps de séjour dans la région où existe l’endémie.

Les premiers symptômes consistent en l’apparition au début du printemps ou à la fin de l’automne de douleurs et de rougeurs au niveau des petites et grandes articulations des membres, qui disparaissent au bout de quatre à cinq semaines en laissant comme séquelle un léger gonflement articulaire. En été et en hiver, la maladie se traduit non par des poussées aiguës, mais par des douleurs intermittentes survenant à l'exercice. Chaque printemps ct chaque

automne se répètent les attaques, laissant chaque fois

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les articulations un peu plus volumineuses. Les lésions souvent symétriques semblent frapper de préférence les petites articulations. Les formes graves s’accom pagnent d’un arrêt de développement en longueur des os, pouvant aboutir à un nanisme analogue à celui du rachitique et des chondrodystrophiques.

Des examens radiographiques ont été faits chez ces malades. Ils ont permis de constater l’existence sur les clichés d’une atrophie osseuse avec destruction et résorption de la surface articulaire, au niveau de toutes les articulations.

En outre, on peut observer une tendance à la soudure prématurée des éniphyses.

Par ailleurs, sujets normaux, porteurs, dans quelques cas, d’un petit goitre.

La première phase de la maladie dure de six mois à cinq aus; puis le malade souffre par intermittence de ses articulations quand il travaille ou fait une longue marche.

Entre 25 et 50 ans, les phénomènes douloureux cessent.

L’autopsie de certains sujets atteints de cette maladie si particulière a pu être pratiquée. Tous les os longs et courts avaient la même apparence : le gonflement articulaire était dû à la dilatation de la cavité médullaire et à l’ostéogénèse irrégulière de la région épiphysaire. Il existait des villosités intraarticulaires dues à la prolifération de la membrane synoviale, des ulcérations de la surface articulaire, un bourrelet

épiphysaire et de l’ostéoporose.

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