COTE LS
À côté de cette fonction de réservoir minéral, il convient de ne pas oublier que l’os joue un rôle non négligeable dans l’hématopoiïèse.
Ensuite, les lois de l’ostéogénèse réparatrice, chez l'adulte, dominent l’évolution anatomique des maladies osseuses. À l'origine de toute ossification il y a vasodilatation intense, une raréfaction osseuse consé— cutive, une préparation des milieux conjonctifs voi— sins.
Dans un cas pathologique l’ossification n’est qu’un témoin de ce qui s’est passé. En pathologie osseuse les actions vasculaires ont un rôle de premier plan.
Enfin, et en dernier lieu,le mécanisme de la croissance en longueur des os est d'ordre purement cartilagineux.
Il faut savoir aussi que le système osseux est le siège de phénomènes de résorption, entièrement normaux. Le tissu anciennement formé se résorbe progressivement pour faire place à de l'os neuf. Ces phénomènes qui se font presque de façon impercep— tible, dans des conditions normales, peuvent s’exagérer sous l'influence des facteurs les plus divers et il semble démontré que la résorption osseuse constitue la lésion élémentaire des maladies du squelette.
Par quoi se traduit cette résorption osseuse ? les: phénomènes que nous allons rapporter ont été mis. en lumière par Lericne, PoricarD et JunG.
Macroscopiquement les os deviennent moins durs. sont le siège d’une vascularisation plus abondante.
A l'examen microscopique on constate un agran—
y. ER
dissement des espaces médullaires de la spongieuse et des canaux de Havers de la couche compacte. Les travées osseuses, les lamelles sont érodées et diminuent de nombre et d'épaisseur. Les lacunes de Howship {creusées sur le bord de la substance osseuse) sont remplies d’ostéoclastes. Les canaux vasculaires de Volkmann (résultat d’une résorption se produisant dans les os complètement développés) sont ouverts sous le périoste, dans la cavité médullaire où dans les gros canaux de Havers.
Radiologiquement, ce sont des os à limite plus floue que normalement, donnant une onibre moins noire, tous symptômes localisés ou plus ou moins généralisés, s'accompagnant ou non de remaniements structuraux.
Le syndrome biochimique se traduit par une diminution globale du taux des sels minéraux par rapport à l’os normal, avec augmentation de la teneur en calcium du sang.
Le mécanisme de résorption est double. Elle se fait soit par ostéoclasie (ceci a été démontré par Rutishauser qui, l’étudiant expérimentalement dans les premières heures, a pu en saisir les premiers signes) soit par ostéolyse, les deux phénomènes pouvant s’associer. Nous ne voulons pas décrire plus complètement ces phénomènes qui sont connus.
Or, entre les phénomènes disparates (au moins en apparence) que nous avons relatés, existe ce lien de la résorption osseuse. La traduction en est différente
selon les cas, mais en somme dans chacune des trois
de Le
catégories que nous avons artificiellement créées, les manifestations morbides débutent toujours par une résorption osseuse. C’est ce qui a amené les auteurs suisses (Askanazy-RurisHausEer), étudiant ce problème si important de physio-pathologie osseuse à réserver une place importante aux métaux, dans ce qu'ils. appellent «les ostéopathies d’origine exogène ».
Mais en parlant de résorption osseuse sous des influences métalliques, on ne fait que constater un phénomène, on ne l'explique pas, et la nécessité se fait sentir d'aller plus avant dans l’étude de ce problème.
Comment agissent les métaux? ont-ils une action directe sur le squelette? S'agit-il d’une action toxique. sur la cellule osseuse ? ou bien d’une action indirecte provoquée par déséquilibre minéral, modifications du pH sanguin ou de la réserve alcaline? Y a-t-il intervention du rein ou des glandes endocrines ?
Telles sont les différentes opinions qui ont été défendues et ce sont elles que nous voulons étudier
maintenant.