‹ Contribution à l'étude des ostéoses métalliques: Cadmium, Plomb, BismuthChapitre 31 sur 37 · ACTION DIRECTE DU MÉTAL · texte numérisé non relu

ACTION DIRECTE DU MÉTAL

L'action directe semble jouer un rôle certain dans. le cas de quelques métaux.

Nous avons vu que le plomb et le bismuth trouvaient dans le squelette de véritables centres de dépôt. comme le montrent les différentes analyses chimi-

ques faites. Ce fait est. particulièrement net pour le

PO

plomb. Nous ne voulons pas rappeler ici les chiffres trouvés, ils sont mentionnés antérieurement.

Pour les autres métaux, cette action directe semble, à première vue, plus difficile à invoquer: les taux du strontium, du sélénium etc... trouvés dans l’os par dosage sont infimes et ne paraissent pas susceptibles d’avoir agi aussi directement que le plomb et le bismuth.

Pour ces derniers (plomb surtout), il est vraisemblable que l'intensité des lésions observées dépend au moins en grande partie du stockage du métal dans le tissu osseux. Cependant, il doit exister d’autres raisons expliquant l’apparition des manifestations pathologiques constatées.

: Une action toxique sur la cellule osseuse ne paraît pas devoir être retenue. Pour MM. VicLarer, Jusrin- Besancon et Sxaprra une action toxique se traduirait par une irréversibilité des lésions.

Or, l’expérience a montré qu’il n’en était rien : les manifestations radiologiques à type de syndrome de Milkmann observées dans les intoxications chroniques par le caumiuin, disparaissant après traitement par le calcium et vitaminothérapie, en sont une preuve, ainsi que les modifications des aspects radiologiques visibles dans le saturnisme, qui s’estompent progressivement lorsque l’intoxication a cessé, jusqu’à disparaître complètement avec le temps.

: Enfin, autre preuve, il y a restauration graduelle du pouvoir calcifiant des os atteints de rachitisme au

strontium.

Il n’y a donc là rien d’irréversible au moins cliniquement et radiologiquement, et l’action toxique sur la cellule osseuse paraît peu vraisemblable.

Toutes ces raisons étant insuffisantes, il faut se

résigner à faire intervenir d’autres facteurs.

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