‹ Contribution à l'étude des oto-mastoïdites du nourrissonChapitre 14 sur 42 · LA PONCTION ET LE LAVAGE D’ANTRE · texte numérisé non relu

LA PONCTION ET LE LAVAGE D’ANTRE

Cette technique fut mise au point par GRENET et L'Hironpezse en 1941. Entre leurs mains, elle semble leur avoir donné de bons résultais. En réalité, cette ponction a une grande valeur si l’on retire du pus (ce qui réclame de grands soins techniques) ; ou si l’on a la sensation de contact pathologique (de sucre mouillé dans le cas d’ostéite, contact ouaté sans le cas de fongosités).

Négative, elle est sans valeur, car les lésions peuvent siéger soit au niveau de l’aditus (BourGEo1s), soit dans le défilé attico-tympanique (LAMOYNE) ; mais rien ne nous permet de savoir s’il y a ostéite, fongosités ou œdème de la muqueuse (LEVESQUE). Le lavage d’antre dont l’action mécanique pourrait suffire dans la deuxième ou troisième éventualité, est inefficace en cas d’ostéite.

Le lavage s’effectuant avec une solution de sulfa-

rides ou de pénicilline, ne semble pas apporter de

grandes amélioratinos. Le peu d’action des sulfamis a LE : F 1

des lorsqu'il y a atteinte osseuse est prouvé depuis

longtemps.

LE

st Pour ces différentes raisons, sans parler des accidents de technique ( au sinus latéral), nous rejetterons la ponction etl e lavage d’antre. GRENET, lui-même, a dit : « Comme tout autre moyen d'exploration, elle a ses causes d’erreur et

demande à être interprétée. » La clinique garde sa place prépondérante. D

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