CHAPITRE PREMIER
Etiologie
Chez quels nourrissons, observe-t-on principalement ces oto-mastoïdites latentes ?
Le terrain, la contagion, l’alimentation sont des facteurs prédisposant certains.
Le terrain. |
MarFaAN signale la fréquence de l’oto-mastoïdite chez les hypothrepsiques et les athrepsiques.
DEVANT, dans sa thèse, trouve pour la plupart de ses observations des antécédents pathologiques.
RiBADEAU-Dumas dit : « En fait, le choléra infantile (et les causes déclenchantes) survient chez des sujets préparés par des troubles digestifs antérieurs et rarement d'emblée. Il s’agit très souvent aussi d'enfants débiles, d'enfants dysergiques dont la valeur tissulaire a été amoindrie par les tares héréditaires et les maladies de la mère. Aussi, les enfants
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d’aspect bouffi dont les tissus sont mous, sans élasticité ou encore ceux qui présentent des troubles vaso-moteurs fugaces ou persistants, rougeur ou pâleur de la face, rougeur de l'oreille, teinte rose vif:
des mains et des pieds, ceux qui‘ont des troubles di-
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gestifs dus à une sensibilité alimentaire excessive ou des spasmes et des syncopes. » à Personnellement, l’hérédo-syphilis nous a paru un facteur aggravant.
(Observations n° 25 et n° 26.) 7 Chez ces nourrissons, dont l’état général n’était X pas plus grave que dans d’autres cas, la paracentèse précoce et la diététique n’ont entraîné aucune amé-
>. Ps lioration.
L'alimentation.
Pour le même auteur, ces oto-mastoïdites apparaissent aussi bien chez le nourrisson au sein que chez le nourrisson soumis à l'allaitement mixte ou à l’allaitement artificiel.
Pour Rome, au contraire, le lait de femme aurait une action préventive et parfois même curative.
BARON et PLANSON insistent aussi sur ce fait : il y a moins d’otites et elles évoluent plus favorablement chez le nourrisson au sein
« Evidemment, personne ne discute l’action < entrophiante » du lait maternel, mais les travaux ré-
cents de LAVESQUE €t BASTIN apportent une expli-