RESUME GENERAL
Ce qui frappe, dans la bibliographie relative aux oxydes du manganèse, c’est l'abondance des composés intermédiaires décrits entre MnO?,et MnO, en dehors du sesquioxyde Mn°0* et de l’oxyde salin Mn°O. On en trouve plus de cent cinquante qui, classés par degré oxydimétrique croissant, peuvent suggérer l’idée de la continuité.
Ce problème de l’existence des oxydes intermédiaires se pose d’ailleurs dans la chimie de nombreux éléments. Il semble indispensable d’en aborder l’étude à l’aide de plusieurs techniques. J’ai employé la décomposition thermique à des températures régulièrement”"croissantes, suivie par une balance spéciale de ma construction, la dilatométrie, les diagrammes de poudre, la potentiométrie. Jai réalisé, par cette dernière méthode, le dosage d’un sel manganeux par le permanganate et celui de l’acide permanganique par la potasse.
Malgré six années d'efforts, je n’ai pu, encore, traiter à fond le problème de l’existence des oxydes intermédiaires relativement au manganèse. Il a fallu de longues études préalables sur les oxydes qui semblaient les mieux connus (MnO, Mn°04, Mn?20*#, MnO?) et leurs hydrates. Ce sont d’ailleurs des termes de référence pour l'identification des mélanges par les diagrammes X Debye-Scherrer.
Malgré des lacunes nombreuses, je crois avoir obtenu sur les oxydes précédents, un certain nombre de données précises qui font l’objet de ce mémoire.