AR UE
On ferme par une suture en 3 plans qu’on consolide par quelques fils métalliques.
Suites opératoires :
La malade est mise au traitement belladoné et bicarbonaté.
Après une amorce de défervescence, la température est montée à 40°. Pas de signes péritonéaux. La malade a émis des gaz et des selles; elle n’a pas revomi. Le pouls se maintient petit à 120.
Le 12, elle est emmenée par sa famille.
Décès le 14.
OBSERVATION If
B... Baghas, 23 ans.
Le malade entre dans le service le 11 août 1928 pour y être opéré d’une « perforation gastrique ».
L’interrogatoire est malaisé car on est en présence d’un étranger qui a peur. On parvient cependant à connaître son histoire dans l’ensemble.
Pas de maladie antérieure; en particulier, pas de passé gastrique. Rien de notable les jours précédents.
Ce matin, au travail vers 7 h. 30, le début s’est fait brusquement par une violente douleur au creux épigastrique avec état syncopal très marqué. Il a eu quelques nausées sans vomissements vrais.
Examen. — Le malade est vu à 10 h. 30. L’examen est rendu difficile par une injection de morphine faite il y a peu de temps.
C’est un jeune homme maigre au facies pâle, anxieux. Les douleurs ont perdu de leur acuité. L’abdomen se défend à l’épigastre et dans la zone cystico-duodénale. Pas de contracture vraie.
La température est à 37°9, le pouls filiforme bat à 120.
On pense à une perforation gastrique et on intervient immédiatement.
Intervention à 11 heures.
Anesthésie générale : Schleich.
Laparotomie sus-ombilicale médiane.
À l’ouverture du ventre, il s’écoule surtout de la région sous-hépatique du liquide séreux, non sanglant, en petite quantité. Pas de perforation gastro-duodénale ni vésiculaire.
On ne trouve rien dans l’arrière-cavité des épiploons.
Pas de taches de cyto-stéatonécrose.
La tête du pancréas est turgescente, légèrement infiltrée. Pas d’hémorragies macroscopiques.
A travers le petit épiploon œdématié et à son contact, on place une mèche et un drain.
Suture de la paroi aux fils métalliques en un plan.
Intervention et fermeture rendues pénibles par :
1° Une syncope ;
2° Une anesthésie inexistante (à cause de l’état du malade).
Suites opératoires :
Le soir, la température monte à 39°5.
Le lendemain, défervescence assez marquée (38°3) ; mais le troisième jour, nouvelle ascension thermique à 40°.
Décès le 15 avec des phénomènes d’occlusion intesti nale digué.
Autopsie non pratiquée par suite d'opposition.