SECTE
Avec ces conceptions, l’affection qui nous intéresse n’apparaîtrait plus comme un phénomène purement local (infection, reflux biliaire, thrombose), mais « la résultante d’un phénomène général et peut-être même d’un état constitutionnel à retentissement plus spécialement pancréatique du fait de circonstances locales ».
En effet, les drogues qui excitent le vague comme : l’histamine, la choline (poisons qui existent normalement dans l’organisme), la muscarine, etc. font baïsser la pression périphérique, congestionnant l'aire splanchnique au point de provoquer parfois la syncope blanche. C’est à cette dernière, cette véritable « saignée interne », qu’on attribue d'ordinaire la mort subite chez certains vagotoniques et au cours de certaines intoxications comme la crise nitritoïde ou la syncope chloroformique.
Et cette congestion de l’aire splanchnique pourrait, comme la thrombose, expliquer les suffusions sanguines et les hémorragies inerstitielles ; l’activation du suc pancréatique par les kinases tissulaires ou sanguines a lieu et des nécroses étendues peuvent en résulter à condition que les phénomènes atteignent une intensité suffisante.
Cette théorie expliquerait l'allure désordonnée des lésions « dont les facteurs pathogéniques, comme l’invasion du canal de Wirsung par le suc duodénal ou la bile, n’agissent que par contiguité ».
De plus, clinique et expérimentation seraient favorables à cette idée. La pancréatite éclate souvent à la période post-prandiale, moment où le pancréas est en pleine activité et où par conséquent « l’organisme