OBSERVATION XXIV
Fièvre typhoide grave. Pendant la convalescence, paralysie surtout marquée aux membres inférieurs. Guérison.
Joachim B.., 16 ans, serrurier, entre à l'hôpital Bezujon le 25 février 1859. Fièvre typhoide grave.
La convalescence commence vers le 25 mars.
Le malade se lève et va seul dans la salle.
Le 29, il se plaint de douleurs dans les jambes.
Quinze jours après, un matin, la religieuse de la salle déclara qu'il ne pouvait plus se lever.
En effet, ayant fait sortir le malade du lit, on peut s’assurer que ses membres inférieurs tremblants étaient incapables de soutenir le poids du corps. La percussion digitale est douloureuse. La faiblesse des mains est très grande; le malade ne peut porter un objet un peu lourd.
moi
Ces accidents disparaissent peu à peu au bout de quelques semaines.
(GüBcer. Archives générales de médecine, 1860, n° XI.)
III, — Type mixte
Nous avons jusqu'alors divisé nos observations en deux groupes.
Dans le premier, nous avons placé celles où la lésion était surtout localisée dans les cellules motrices des cornes antérieures.
Ce sont ces cas, dont la marche rappelle la paralysie de Landry.
Dans un second groupe, nous avons fait rentrer les cas où la lésion prédominante portait sur les cylindres-axe des fibres nerveuses, prolongements des cellules des cornes antérieures. Ce sont les polynévrites.
Mais il est des observations qu’on ne peut faire rentrer ni dans l’un, ni dans l’autre de ces deux groupes, parce qu’on y rencontre à la fois des symptômes appartenant à la poliomyélite antérieure aiguë, et des symptômes qui sont nettement du ressort de la polynévrite; il y a superposition des deux complexus morbides.
Ce sont des types complexes ou mixtes.
Nous en avons observé un cas dans le service de M. le professeur Spillmann, et nous ne pouvons mieux faire, pour donner une idée de ce troisième type, que de le rapporter ici.
Pr rue