CHAPITRE V
Diagnostic.
Nous n’insisterons pas sur le diagnostic de la maladie de Landry, dont la marche est absolument spéciale.
Il est quelquefois plus difficile de différentier un processus myélitique d’une polynévrite.
D’après M. Giraudeau (1) les névrites seraient caractérisées par :
L'absence de douleurs en ceinture;
L'absence de troubles génito-urinaires ;
L’absence d’escharres précoces ;
L’abolition rapide des réflexes cutanés et tendineux ;
L’apparition précoce de la réaction de dégénérescence ;
L’atrophie musculaire précoce;
La douleur vive déterminée par la pression sur le trajet des troncs nerveux, et plus souvent encore par celle des masses musculaires ;
La coïncidence fréquente des troubles de sensibilité.
(1) Archives générales de Médecine, 1887, t. IT.
ne
Mais ce n’est pas absolu, et tous ces signes n’ont pas une égale valeur.
Si, dès le début, il apparaît des troubles de sensibilité, si l’atrophie musculaire est diffuse, sans troubles bulbaires, sans troubles sphinctériens, si la guérison musculo-nerveuse survient, on est en présence d’une polynévrite.
S'il n’y a pas de douleur à la pression des nerfs et des muscles, si latrophie est définitive, on sera le plus souvent en présence d’une myélite.
L'apparition d’accidents bulbaires et sphinctériens en augmente la probabilité ; mais ce n’est pas absolu.