‹ Contribution à l'étude des paralysies alcooliquesChapitre 3 sur 10 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Anatomie pathologique.

Ainsi donc au point de vue anatomo-pathologique la lésion du système nerveux la mieux établie au microscope est celle des nerfs périphériques. Mais l’examen histologique ne nous permet pas de distinguer si les nerfs pris sont sensitifs ou moteurs. La clinique qui a suffi à M. Lancercaux pour déceler les paralysies périphériques de l’alcool et en tracer le tableau est supérieure ici à l’anatomie pathologique ; car les désordres portant sur la sensibilité, la motricité, les nerfs vaso-moteurs et trophiques nous permettent d’affirmer que toutes les fonctions physiologiques d’un même tronc nerveux, le sciatique par exemple, sont atteintes. La distinction entre les lésions périphériques et les lésions centrales n’est pas telle qu’on ne puisse admettre des lésions de la moelle soit ascendantes, soit simultanées ; car le poison qui frappe le cylindre axe peut s’étendre à la cellule nerveuse dont ce dernier est l’émanation. L’extension des paralysies, leur bilatéralité, les eschares symétriques qui les accompagnent dans certains cas plaident en faveur de l’envahissement de la moelle.

Les lésions doivent y être a priori , diffuses, et non systématisées comme celles du tabes ; elles n’en sont que plus difficiles à retrouver sur les coupes : car l’altération des tubes nerveux est disséminée et purement quantitative et il en est de même de celle des cellules nerveuses. Quelques cellules en voie d’atrophie dans une corne antérieure, — car, je ne parle pas de la corne postérieure dont les lésions sont beaucoup plus difficiles à révéler, — peuvent passer inaperçues ou n’être pas notées par les observateurs consciencieux qui mettent cet aspect sur le compte de l’atrophie physiologique. Pour-

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