DIAGNOSTIC
Le diagnostic repose sur l'existence d'une angine diphtérique antérieure, puisque le plus souvent c’est à la suite de la localisation du bacille de Leæffler sur le pharÿynx qu'apparaît la paralysie. Le mode d'invasion de celle-ci, commençant par le voile du palais, puis s'empärant du pharynx, des muscles de
l'œil, des membres inférieurs, enfin des membres supé-
rieurs pour se terminer par le cou et par le tronc, son évolution, enfin sa terminaison sont nettement caractéristiques. Si bien qu'on a pu, avec le tabeau clinique de la maladie, faire un diagnostié’ rétrospectif d'angine diphtérique. PTE
Nous avons vu également que tous les muscles sont frappés indistinctement et qu'on pouvait ainsi différencier la paralysie diphtérique des névrites toxi-infectieuses. | $
Que voit-on, en effet, dans celle-ci ?
La douleur nous fera penser plutôt à une névrite alcoolique : c'est en effet le symptôme dominant.
Dans la paralysie saturnine, ce sont les extenseurs de lavant-bras qui sont frappés.
L'intoxication chronique par larsenie amène une para-
lyste chiropodale accompagnée d'atrophie. 7 La névrite mercurielle enfin porte sur les fléchisseurs
et les extenseurs. É £ On se gardera bien de confondre la paralysie diphté-
rique avec la maladie de Landry. Celle-ci est en effet une myélite à marche rapide qui se traduit d'abord par une paralysie des membres inférieurs, puis des muscles du tronc, des membres supérieurs et du pharynx: Le début n’est donc pas le même et l’évolutionest BEAUÇeLE plus rapide. ?