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A ceci, Grenet objecte avec justice que ce dernier caractère appartient aussi aux paralysies, dues à la lésion de plusieurs racines. Quant aux troubles oculaires, ils font défaut lorsque la lésion radiculaire siège en dehors du rachis.
En somme, actuellement, il y a de grandes difficultés pour faire le diagnostic entre les lésions radiculaires et réticulaires. Cependant la présence des signes oculo-pupillaires permet d'affirmer la lésion radiculaire et surtout une lésion siégeant dans la traversée du rachis ou du canal médullaire.
Le point d’émergence du nerf Grand dentelé, en dehors des apophyses transverses, est un point qui est fixe chez les divers sujets, disent Duval et Guillain, partant, c’est un nerf dont l'examen est utile pour le diagnostic topographique.
En dehors des cas où nous avions l’un de ces signes, il est bien difficile de faire un diagnostic exact du siège de la lésion, aussi nous nous rallierons à la conclusion de Grenet, qui ne reconnait pas l'existence des paralysies plexiques, comme type défini : (Il n'existe, dit-il, en réalité que deux grands types cliniques : les paralysies du type radiculaire et les paralysies du type terminal, Les paralysies décrites sous le nom de paralysies du plexus, revètent tantôt le type radiculaire, tantôt le type terminal. Elles constituent, non pas une forme clinique, mais des formes accessoires, dépendant de l’un et l’autre de ces deux grands types ».
Etant arrivé au diagnostic de paralysie radiculaire du plexus, il ne nous reste plus qu'à nous demander
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quelles sont les racines qui sont atteintes. Pour ce faire, nous jetterons les yeux sur le tableau de la localisation motrice radiculaire et nous nous rendrons compte à quelle racine appartiennent les muscles lésés.
Puis, nous reportant à l'étude de la sensibilité d'après la recherche des bandes d’anesthésie, nous conclurons à la lésion de telle ou telle racine.
Nous pourrons ainsi faire rentrer l'affection que nous étudions dans un des types de paralysie radiculaire que nous allons décrire :
1° Paralysie radiculaire supérieure. Type Duchenne, Erb (Observation IV)
Dans ce type, les muscles paralysés sont ceux innervés par les cinquième et sixième paires cervicales. Les muscles atteints sont d'une facon constante le deltoïde, le sous-épineux, le biceps, Île brachial antérieur, le long supinateur et, d’une facon inconstante, le grand pectoral, le grand rond, le grand dorsal, le grand dentelé, le court supinateur.
Le malade présente une attitude bien spéciale et toujours la même, que Duchenne décrit ainsi, chez un de ses petits malades : «L'un des membres supérieurs, dont l’avant-bras restait constamment étendu sur le bras, tombait immobile sur le côté du tronc, la main étant dans la pronation, par le fait de la rotation de l'humérus en dedans, pendant que le
membre supérieur du côté opposé était agité par les ü
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mouvements incessants du nouveau-né ; ce membre était notablement moins volumineux que l’autre, surtout au niveau du moignon de l'épaule ».
Cette forme avait été décrite depuis longtemps par Duchenne. Elle se rencontre avec une grande fréquence à la suite d’un accouchement artificiel.
Longtemps on a cru que, dans cette forme, les troubles sensitifs faisaient défaut. Mais Rendu et Raymond ont établi la constance de l’anesthésie dans ce cas, à condition de la rechercher peu après l'accident, car elle disparaitrapidement. «Onobserve, dit Dejerine, une anesthésie sur le côté externe du bras et de l’avant-bras, empiétant en avant et en arrière sur les faces antérieures et postérieures (cinquième et sixième cervicales), et dans certains cas, une bande d’hypoesthésie médiane, région qui est innervée par la sixième et la septième cervicale ».
2 Paralysie radiculaire inférieure.
Type Déjerine-Klumpke.
Ce type résulte de la lésion des racines inférieures : les septième, et huitième cervicales et la première dorsale.
La paralysie frappe les muscles qui sont sous la dépendance du médian et du eubital. C’est surtout à la main, où se constatent les troubles les plus accentués, qui sont les suivants :
1° Paralysie des lombricaux et des interosseux, qui supprime les mouvements d'extension des deux
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dernières phalanges. Les mouvements de latéralité des doigts sont presque tous abolis, sauf les mouvements d’écartement düs à l’extenseur commun et à l’extenseur propre du petit doigt. Quant à l'extenseur propre de l'index, il rapproche ce doigt du médius ;
2° La paralysie des muscles de l’éminence thénar, qui a pour conséquence la perte des mouvements de flexion, d’adduction et d'opposition du pouce qui se rejette en arrière, donnant à la main l’aspect d’une main de singe ;
3° La paralysie des muscles de l'éminence hypothénar qui supprime l’abduction, l’adduction et la flexion du petit doigt.
Par contre, les muscles de l'épaule et du bras sont parfaitement indemnes.
Si la paralysie ne rétrocède pas au bout de peu de temps, nous aurons à la main les déformations suivantes : aspect sismiesque de la main, griffe cubitale, méplats thénar, hypothénar et interosseux.
Les troubles sensitifs sont ici la règle et l’anesthésie se localise le plus souvent au-dessous d’une ligne plus ou moins irrégulière, tracée à deux ou trois centimètres au-dessus du pli du coude. Parfois l’anesthésie s'étend à la partie externe et postérieure du bras, mais elle respecte toujours la face interne du bras, domaine des deuxième et troisième nerfs intercostaux.
Les troubles oculo-pupillaires sont le signe des paralysies radiculaires inférieures : les rami communicantes sympathiques de la huitième cervicale et surtout de la première dorsale contenant,