‹ Contribution à l'étude des paralysies radiculaires du plexus brachial: Electrodiagnostic - Electropronostic - TraitementChapitre 16 sur 35 · PC UE · texte numérisé non relu

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comme nous l'avons déjà vu, les fibres oculo-pupillaires. La lésion de la première dorsale, pourvu qu'elle siège dans le canal rachidien en dedans du trou de conjugaison, point d’émergence de ces rameaux, déterminera les troubles suivants :

1° Myosis et rétrécissement de la fente palpébrale ;

2° Un phénomène mal expliqué : l’aplatissement de la joue du même côté.

Dans certains cas, on peut observer de la mydriase, et nous en avons vu deux exemples.

Seeligmüller aurait observé deux cas de paralysie radiculaire totale, où il nota de la mydriase, avec coexistence d’un rétrécissement de la fente palpébrale. Ce fait paraît paradoxal à certains auteurs, car l’un est un signe d’excitation et l’autre un signe de paralysie. Cependant, il faut remarquer que le rétrécissement de la fente palpébrale n'est pas ici un phénomène réflexe, mais bien un phénomène soumis à la volonté, le patient rétrécissant sa pupille avec ses paupières, en vue de l’accommodation.

Enfin, les troubles trophiques sont ici très marqués, on a noté de l’æœdème, de la cyanose, de l’abolition ou de l’augmentation de la sécrétion sudorale, du glossy-kin, des altérations unguéales, des rétractions fibreuses, l’abaissement de la température locale.

Guillain et Crouzon ont signalé l’abaissement de la pression artérielle.

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3° Paralysies radiculaires totales.

La lésion a porté sur toutes les branches du plexus brachial.

Le bras tombe inerte et ballant le long du corps, en pronation forcée. Tous les mouvements des doigts, du poignet, du coude et de l’épaule sont abolis.

Cependant, dans certains cas, le malade peut encore élever le moignon de l’épaule par le faisceau supérieur du trapèze innervé par le spinal.

La paralysie radiculaire totale présente les symptômes du type Duchenne-Erb et du type Déjerine- Klumpke réunis. |

Ce type n’est pas très fréquent, il n’est très souvent qu'un type de passage, les paralysies radiculaires supérieures ou inférieures étant d’abord totales et se localisant définitivement dans leur type définitif, au bout de peu de jours.

4° Paralysies radiculaires complexes.

Dans ces types, les deux domaines radiculaires, le supérieur et l’inférieur sont atteints à la fois, mais chacun d’eux ou l’un d’eux ne l’est que partiellement. L'examen de la motricité et la sensibilité n’a pas de grande valeur ou présente une interprétation difficile. Ici, l'examen des branches collatérales rendra des services ; l’existence de la paralysie des muscles sus et sous-épineux et du grand dentelé, pour les

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racines supérieures, et des troubles oculo-pupillaires pour les racines inferieures, permet d'affirmer que la lésion est radiculaire.

Cette forme, dit Gowers, peut s’observer à la suite de lésions intrarachidiennes diffuses, telle que la périostite vertébrale syphilitique.

5° Paralysies uniradiculaires.

Cas assez rare, cependant en voici un exemple qui a fait l’objet d’une lecon de Charcot: Une balle s'était logée dans une vertèbre, puis longtemps après, à la suite d’un effort, cette vertèbre lentement altérée s'était effondrée, écrasant dans le trou de conjugaison le premier nerf dorsal. Les symptômes étaient représentés par des troubles oculo-pupillaires, une atrophie légère de la joue, des phénomènes paralytiques et de l’atrophie musculaire dans le territoire du cubital et du médian, de la dysesthésie occupant le territoire du brachial cutané interne, et enfin de la vaso-paralysie cutanée au niveau de la main et de l’avant-bras.

6° Paralysies motrices.

On peut aussi rencontrer des paralysies radiculaires seulement motrices. C’est ce que l’on voit souvent dans les paralysies du type Duchenne Erb. Ceci a été expliqué par Duval et Guillain, qui ont

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