‹ Contribution à l'étude des paralysies radiculaires du plexus brachial: Electrodiagnostic - Electropronostic - TraitementChapitre 18 sur 35 · OU · texte numérisé non relu

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Nous pourrons donc en tirer parti pour notre pronostic.

Si, au contraire, nous voyons les réactions électriques réapparaître avant les contractions volontaires, nous dirons qu'il va se produire de la contracture, par suite de l'atteinte de la moelle et de la lésion des cordons latéraux.

Nous venons ici de dresser un schéma type de l’évolution d’une paralysie radiculaire, en éliminant tous les autres facteurs qu'aura dû nous fournir l'examen clinique et dont il est indispensable de tenir compte, sous peine de faire perdre toute sa valeur à notre pronostic.

Le premier de ces facteurs, et un des plus importants, est l’âge du malade. Une paralysie radiculaire chez un nouveau-né comporte toujours un pronostic beaucoup plus sévère. Chez l'enfant, le tissu nerveux étant d'une fragilité très grande, le retentissement sur la moelle est beaucoup plus fréquent.

La gravité sera aussi due aux troubles trophiques du squelette, qui subit un arrêt plus ou moins complet dans son développement.

Enfin, Zimmern rapporte que des enfants, atteints de paralysie radiculaire à leur naissance, peuvent présenter dans la suite un membre bien constitué, mais ne pas savoir s'en servir.

Nous aurons aussi à tenir compte de l’étiologie ; il est évident, par exemple, qu'une paralysie radiculaire, due à une pachyméningite syphilitique, aura un pronostic beaucoup moins grave qu’une paralysie due à une tuberculose, ou à un cancer des vertèbres.

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