‹ Contribution A L'etude Des Paralysies RespiratoiresChapitre 24 sur 51 · PT 7 AR · texte numérisé non relu

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que cette paralysie n’est pas strictement localisée au nerf phrénique d’un seul côté, maïs déborde sur l’autre phrénique et les autres nerfs respiratoires.

Leur traduction physique n’est pas différente de celle de la paralysie chirurgicale,

5. — Paralysies intéressant seulement quelques muscles intercostaux.

Les paralysies qui ne portent que sur quelques muscles intercostaux sont rares et passent souvent inaperques. Elles ne déterminent pas habituellement de troubles fonctionnels.

Nous ne ferons que signaler le cas curieux rapporté dans la thèse de PAUTHIER (Paris 1880). Il concerne un homme de 62 ans qui, à la suite d’un violent traumatisme, présentait une lésion thoracique extrêmement importante. I] avait une double fracture des troisième, quatrième, cinquième, sixième et septième côtes gauches qui siégeait en avant, sur chaque côté, à 3 ou 4 centimètres de l’union de la côte et du cartilage; en arrière, sur chaque côté également, existait une fracture dont la ligne générale était parallèle à celle des fractures antérieures. Ainsi était constitué un véritable volet thoracique animé pendant la respiration de mouvements anormaux. A l’inspiration, ce volet se déprimait, tandis qu'il était repoussé au dehors à l'expiration.

— Nous avons eu l’occasion d'observer récemment un malade présentant un syndrome de section physiologique de la moelle dorsale. Il avaït avec une paraplégie flasque complète, une paralysie totale de ses muscles abdominaux. La sensibilité était complètement abolie aux membres inférieurs et sur l’abdomen. Au thorax, la sensibilité avait une limite supérieure très nette, mais différente à droite et à gauche. A gauche, elle siégeait au ni-

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veau de la deuxième racine dorsale; à droite, au niveau de la cinquième.

Pendant la respiralion, alors que l'abdomen élait le siège de mouvements normaux, la partie supérieure du Lhorax présentait un mouvement de roulis; à linspira- Lion, la paroi costale se soulevait et se dilatail à droite, elle se déprimait au contraire à gauche. Pendant l'expiration, le mouvement inverse se produisait.

Ce trouble dans la motilité du thorax était évidemment le témoin d'une paralysie des intercostaux du côté gauche, alors que les muscles intercostaux supérieurs continuaient à droite à assurer leur fonction.

Le malade était peu gèné par cette paralysie thoracique jusqu'au jour où des phénomènes broncho-pulmonaires entraînèrent une dyspnée très marquée.

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