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Paralysie des expirateurs

La paralysie isolée des muscles de l'abdomen n’entraîne pas de troubles respiratoires importants.

La physiologie enseigne que ces muscles n’interviennent pas dans la respiration calme, que leur rôle est réservé aux Cas nécessitant une expiration forcée. Les observations cliniques confirment ces données.

Lorsque les muscles de l'abdomen sont paralysés, tous les actes qui réclament une ou plusieurs expirations for- Les sont troublés dans leur exécution.

La voix haute ne peut être soutenue, la déclamation est impossible. Le cri ne peut être obtenu. Il en est de même du chant. Se moucher devient très difficile et l’expectoration des mucosités bronchiques ou trachéales est impossible. La toux, l'éternuement ne peuvent pas se produire.

La paralysie des muscles abdominaux entraîne des conséquences dans d’autres domaines que celui de la res-

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piration. DUCHENNE de Boulogne signale la dysurie, et il ajoute : « Il suffit dans ces cas de fs radiser les muscles abdominaux pour rendre l'émission des urines facile. De limpossibilité d’uriner, il ne faut pas toujours conclure

à la paralysie de la paroi musculaire de la vessie. » La défécation est également gênée.

La paralysie des muscles de l’andomen accompagne très souvent soit la paralysie des intercostaux, soit celle du diaphragme, soit encore ces deux atteintes associées. Elle est alors responsable pour une bonne part des troubles de la voix, de l’impossibilité de tousser, d’éternuer, de se moucher. Tous ces actes étant d'autant plus difficiles à exécuter que la dilatation du thorax est moins grande, ce phénomène dépendant des inspirateurs.

- La paralysie isolée des muscles abdominaux est rarement signalée. ALAJOUANINE el BoupiN en ont observé une au cours d’une poliomyélite antérieure aiguë à forme méningée où seule la paralysie abdominale vint signer cliniquement la nature poliomyélitique de l’affection.

Au cours d’une sclérose latérale amyotrophique, nous avons pu constater une paralysie des muscles abdominaux, associée, il est vrai, à une parésie légère des intercostaux et du diaphragme qui s’est exagérée par la suite. Nous allons la rapporter ici :

OBSERVATION V. — Sclérose latérale amyotrophique.

Madame B.., 67 ans. Entre le 28 octobre 1941 à l’hospice de Bicêtre, dans le service du Professeur Agrégé ALAJOUANINE, pour des phénomènes paralytiques des quatre membres, dont le début remonte à 1937.

HA cette époque, la malade, dans les antécédents de laquelle rien de saillant mérite d'être signalé, se plaignait de bourdonnements d'oreilles, de vertiges, avec sensation de chute vers la gauche, puis parfois, surtout au cours d’un mouvement brusque à

gauche, de chute. C’est alors que la malade constate une faiblesse

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