‹ Contribution A L'etude Des Paralysies RespiratoiresChapitre 34 sur 51 · IST. NEO · texte numérisé non relu

IST. NEO

mettent d'éliminer la participation de l’encéphale à l’origine des troubles de la respiration.

De plus, la paralysie diaphragmatique ou intercostale et surtout leur association, créent de faux syndromes bulbaires.

La gêne de la phonation, celle de la déglutition, nous les avons vues coniditionnées par la gêne respiratoire (Observations III, VII). De plus, il peut exister des atleintes simultanées des centres respiratoires bulbaire et médullaire, soit que la maladie causale atteigne à la fois bulbe d’une part, moelle ou nerfs périphériques d’autre part, soit encore que l’asphyxie produite par la paralysie des muscles respiratoires entraîne secondairement des lésions du centre respiratoire bulbaire.

Cette distinction, importante du point de vuc théorique, l’est également du point de vue pratique. La thérapeutique qui doit leur être opposée n’est pas absolument semblable, et surtout leur pronostic est tout différent. Les lésions du bulbe sont presque constamment mortelles. C’est ce qui ressort de l’examen des statistiques américaines et australiennes. 12 décès sur 13 cas au cours d’une épidémie de poliomyélite à Nigara Falls en 1938 (STEBBINS, GILLICK et INGRAHAM); 5 décès sur 5 cas (BLACKWELL) : mortalité de 100 % (Branpy). Les paralysies des muscles respiratoires guérissent dans un pourcentage beaucoup plus important: 53 % des cas (BRAH- Dy), 3 guérisons sur 3 (HAMILTON), 6 guérisons sur huit cas (BLACKWELL). ,

ETIOLOGIE

Les processus dégénératif, toxique ou infectieux peuvent être à l’origine de la paralysie des muscles respiratoires. Ils peuvent être aigus ou chroniques, frapper les nerfs ou la moelle, provoquer des paralysies partielles ou totales.

Nous passerons rapidement sur certaines causes exceptionnelles ou sur celles qui amènent seulement des troubles discrets ou passagers, mais par contre nous ferons une large place à celles qui entraînent de gros troubles fonctionnels susceptibles d'amener un dénouement fatal. :

L'inflammation de la plèvre ou du péritoine donne une paralysie diaphragmatique et pour la première une paralysie des intercostaux. Cette notion est classique depuis longtemps. Nous rappellerons seulement l’immobilité du diaphragme dans les péritonites et les pleurêsies qu'elles soient de la grande cavité où localisées à la base: l’immobilité des espaces intercostaux est également de constatation courante au coùrs des pleurèésies. Mais il ne s’agit peut-être pas dans ces cas de paralysie véritable. WoriLez considérait que « l'inertie du diaphragme cor- respond au besoin instinctif d'éviter à chaque mouvement respiratoire la douleur causée par les mouvements respiratoires, car dès que la douleur est atténuée l'inertie cesse. » Cette paralysie diaphragmatique peut cependant persister assez longtemps après la résorption de l'épanchement.

Ne Un

Dans son trajet cervical ou médiastinal, le nerf phrénique peut être lésé, aussi Les tumeurs médiastinales, les pleurésies médiastines, l’'hypertrophie ganglionnaire trachéo-bronchique, l’anévrysme aortique, peuvent être à lPorigine de paralysie phrénique.

Il en est de même des fractures de la clavicule et tout à fait exceptionnellement des lésions secondaires aux ma- ’ nœuvres obstétricales; la paralysie du diaphragme s’accompagne alors d'atteinte du plexus brachial.

Beaucoup plus importantes sont les paralysies respiratoires qui surviennent au cours des affections de la moelle, des nerfs ou de leurs racines. Nous les classerons schématiquement en deux groupes d’après leur évolution aiguë ou chronique.

Page 1