‹ Contribution A L'etude Des Paralysies RespiratoiresChapitre 42 sur 51 · PEL: ER · texte numérisé non relu

PEL: ER

ralysie du diaphragme en signale plusieurs cas. L’un intéresse MM... ex-représentant du peuple, atteint d’une paralysie très étendue d’origine « végétale » et qui a « retrouvé ses forces sous l'influence des bains sulfureux ».

HEUGAS dans sa thèse sur la paralysie saturnine généralisée (Paris, 1877) relate un cas de mort par paralysie du diaphragme et des intercostaux.

Le plomb semble avoir une enr es particulière pour les nerfs respiratoires.

b) La polynévrite éthylique peut également donner quoique rarement des phénomènes paralytiques respiratoires.

BERIEL et DurAND ont vu une telle éventualité chez une femme de 38 ans alcoolique. L’examen bistologique leur a montré des lésions des corps cellulaires de la moelle en rapport avec les lésions des nerfs périphériques. En particulier au niveau des nerfs phréniques.

c) La diphtérie est retrouvée fréquemment dans les travaux étrangers à l’origine des paralysies respiratoires.

Elles surviennent de la troisième à la sixième semaine de la maladie, atteignent le plus souvent le diaphragme. Cette localisation est rarement isolée mais associée à la paralysie du voile du palais, du pharynx, des yeux.

Leur évolution est grave; dans huit cas, MITMANN et BeGG signalent trois morts malgré l’emploi du respirateur artificiel; sur six cas, BLACKWELL relate seulement deux guérisons; MAG SWEENEY a obtenu neuf guérisons sur douze cas traités, en 1935, et signale en 1938 une statistique de trente-quatre cas avec vingt-six succès ; HAMILTON, trois guérisons sûr trois.

Cette localisation particulière de la toxine diphtérique est connue depuis longtemps. Ch. AcHARD signalait « dans l’étude des paralysies diphtériques généralisées », que « la paralysie des intercostaux et celle du diaphragme peuvent, dans des cas rares, déterminer des troubles res-

piratoires. »

Page 1