‹ Contribution A L'etude Des Paralysies RespiratoiresChapitre 43 sur 51 · ROBES · texte numérisé non relu

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Polyradiculonévrites généralisées

Mais une place tout à fait spéciale, dans l'étiologie des paralÿsies respiratoires, doit être réservée aux polyradiculonévrites généralisées,

Ces paralysies extensives, flasques avec troubles sensitifs, S'accompagnent de dissociation albumino-cytologique du liquide céphalo-rachidien qui les rapprochent du syndrome de GurLELAIN-Barre. Leur évolution vers In guérison sans séquelles constitue un autre trait commun avec ce syndrome, Si ce n'étaient les cas mortels qui relèvent dans la plupart des cas d'une diffusion des lésions aux nerfs de la respiration, l'identité complète de ces deux affections pourrait être reconnue.

Dans notre observation VI, la mort est survenue alors que les phénomènes parétiques étaient en pleine régression. Elle a 6t6 déterminée par une complication pulmonaire qui, associée aux troubles parétiques respiratoires, a occasionné l’asphyxie,

Dans l'observation numéro VIII au contraire, la gunérison est survenue sans séquelles motrices, La respiration artificielle a permis à la petite malade de passer le Cap dangereux réalisé chez elle par l'atteinte des nerfs phréniques et intercostaux.

Bien d’autres observations de polvradiculonévrite avec troubles respiratoirés ont &t6 rapportées. Carrata, I. Ber- TRAND, BOLGERT et Auzepy ont observé chez un homme de 38 ans, une atteinte paralvtique des membres inférieurs, puis au bout de quarante-hunit heures des membres supérieurs, avec bientôt atteinte de la respiration: la ponction lombaire avait fetiré un liquide clair contenant 2 gr. 40 d'albumine et 13 éléments par mm. Les auteurs signalent dans l'évolution: e Le 8 juin, le malade est cyanosé À l'extrême. la respiration est superficielle, due À l’action des trapèzes et des scalènes. les hnses thoraciques ne respirent plus... Les troubles respira- ‘toires augmentent. Malgré la respiration artificielle, le

malade meurt. Jusqu'au bout, le pouls reste bien frappé, et sa régularité contraste avec la gravité croissante des” troubles respiratoires. » Histologiquement, il n’existait pas de lésions du cerveau, du bulbe ou de la moelle. Les nerfs n’ont pas été examinés. Les auteurs concluent au diagnostic de « polyradiculonévrite généralisée avec troubles respiratoires ayant entraîné la mort. »

G. de MorsiER et J. STEINMANN, relatent une observation où « les lésions atteignent les nerfs respiratoires et entraînent la mort par asphyxie au bout de deux mois. »

ABEL, KissEL et SIMonIN ont observé une atteinte discrète des nerfs respiratoires dans un cas qui a évolué vers la guérison.

Dans la thèse de G. Bouin, plusieurs observations de polyradiculonévrite avec troubles respiratoires sont rapportées. Dans l’observation I, il s’agit d’une homme de 50 ans qui présentait une quadriplégie flasque avec diplégie faciale, troubles sensitifs importants, dissociation albumino-cytologique dans le liquide céphalo-rachidien, et où la mort est survenue en douze jours par envahissement des nerfs respiratoires. Dans l’observation IT, empruntée à MARGULES, la mort est le fait de la paralysie respiratoire.

Ainsi, cette affection qui, par ailleurs, guérit sans séquelles, tire toute sa gravité de la localisation du virus sur les nerfs de la respiration; c’est dire l’intérêt qu’il y a, à suppléer cette perte de la respiration automatique. Les appareils à respiration artificielle répondent à ce but.

Syndrome de Landry

Il nous reste à signaler la fréquence des paralysies de la respiration dans les syndromes de Landry.

Ce groupe disparate des lésions du système nerveux tire son autonomie de son caractère évolutif ascendant. Son étiologie est diverse; la poliomyélite, les myélites in-

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.fectieuses, les polynévrites infectieuses o toxiques, mais surtout les polyradiculonévrites généralisées paraissent être à d’origine de bon nombre de ces syndromes.

Nous voulons mettre ici une ob$ervation d’un syndrome ascendant s'étant accompagné de porphyrinurie probable et au cours duquel existait une paralysie du diaphragme.

OBSERVATION XII — Syndrome de Landry (porphyrinurie probable).

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