TRAITEMENT DE L’AFFECTION CAUSALE
Dans les paralysies phréniques uni ou bilatérales qui
relèvent d’une inflammation sus ou sous-diaphragmatique; d’une affectio: thoracique ou cervicale intéressant le tronc du ne# (pleurésie médiastine, cancer bronchopulmonaire, adénopathies hilaires), le traitement de la cause est primordial; il sera, souvent, le seul à être appliqué.
, Au cours des paralysies respiratoires dues à des lésions de la moelle, des racines ou des nerfs, le traitement étiologique, s’il est possible, doit toujours être institué.
En cas de compression de la moelle cervicale, il est bien évident que la suppression de la compression sera une indication majeure de la thérapeutique. L’ablation d’un fragment osseux fracturé ou luxé, l’exérèse d’une tumeur, en supprimant la cause d’attrition de la moelle, permettront la guérison de la paralysie respiratoire. Une laminectomie pourra être indiquée si la compression est due à un abcès pottique intra-rachidien.
Dans les affections d’étiologie infectieuse ou toxique, les anti-infectieux, les sérums thérapeutiques, les toniques généraux et surtout nerveux, parfois les vaccins, la suppression de l’intoxication, sont indiqués.
Mais ces thérapeutiques, même les plus actives, ne peuvent pas toujours amener une amélioration rapide. Elle serait pourtant nécessaire devant des troubles respiratoires menaçants. Même dans les lésions très accessibles à la thérapeutique comme les compressions de la moelle, l’acuité des phénomènes respiratoires est parfois telle qu'il faut immédiatement suppléer au trouble de l'hématose. Un traitement palliatif est donc presque toujours nécessaire, il s’adresse à la paralysie respiratoire elle-même.