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Les méthodes

Elles sont manuelles, ou mécaniques.

a) Les méthodes manuelles sont les plus anciennement connues ; ce sont les plus simples; elles peuvent être appliquées partout dans tous les cas et par un personnel non spécialisé. Elles reposent toutes sur la souplesse et l’élasticité de la cage thoracique. On peut les - classer en trois groupes:

— les unes cherchent à agrandir la cage thoracique peur provoquer une inspiration active, l’expiration se faisant par le jeu élastique du thoarx et du poumon;

— les autres diminuent le volume du thorax en le

comprimant, ce qui provoque une expiration forcée; l’inspiration se fait alors passivement par le retour du thorax à sa position initiale:

— le troisième groupe associe les deux procédés agrandissement du thorax et compression.

Nous ne ferons que citer le nom des principales de ces méthodes; celles de Sylvester, Schaefer, Laborde, Howard, Eve, Guillez, Nielsen, Jellineck, sont les plus connues. Elles ont chacune leurs avantages et leurs inconvénients. Elles peuvent être combinées. La ventilation pulmonaire qu’elles déterminent est suffisante, mais leur pratique est rapidement pénible aussi bien pour le malade que pour celui qui est chargé d’assurer la respiration artificielle. Elle ne peut donc être poursuivie longtemps, sauf exception. Nous ne signalerons que pour la curiosité du fait l’observation rapportée par READ, Cou- LEY T.-E. et Couzey H.-H.: Un homme de vingt-trois ans, atteint d’un syndrome de Landry avec paralysie du diaphragme et des intercostaux fut maintenu en vie pendant quatre jours par la respiration artificielle manuelle. Quatre équipes de deux hommes se relayaient toutes les 15 minutes pour faire des pressions intermittentes sur le thorax à la fréquence de dix-huit à la minute.

b) La respiration artificielle mécaniquement entretenue. Eile a été inventée pour rendre commode la prolongation de la respiration artificielle.

Deux sortes d’appareils ont été créés pour répondre à ce but.

— Les uns provoquent une expiration forcée par compression du thorax, le relâchement de cette compression permet alors l'inspiration. Tels sont les appareils de Panis, de Cot, de Chéron, d’Hederer, le Bragg-Paul pulsator dont un modèle est actionné électriquement. La pression nécessaire au bon fonctionnement de ce dernier appareil est en moyenne de 0 à 25 mm. de mercure chez l’enfant, de 10 à 35 mm. chez l’adulte.

— Les autres ont une action beaucoup plus physiologique. Le type en est l’appareil conçu par WoiLLEz en 1876 et qu'il présentait dans un ouvrage intitulé: « Du Spirophore, appareil de sauvetage pour le traitement de l’asphyxie et principalement de l’asphyxie des noyés et des nouveau-nés ». Sur un principe semblable sont conçus les appareils modernes dont les plus connus sont ceux de DRINKER, de Borx et en France ceux construits par ROGUE-BERT, BouLITTE.. Ces appareils sont constitués par un cylindre rigide dans lequel est placé le malade; seule la tête est à l'extérieur; au niveau du cou est un orifice rendu étanche par une lame de caoutchouc mousse. Dans le cylindre est créée rythmiquement une dépression, ce qui provoque une dilatation du thorax et de l’abdomen, par conséquent une inspiration, puis la pression redevient égale à la pression atmosphérique, l’expiration se produit alors passivement. La dépression est produite par une pompe mue électriquement. Elle est en moyenne de six à dix centimètres d’eau. Le rythme de la respiration peut varier suivant lés besoins de dix-huit à vingt-six ou plus à la minute.

A côté de ces appareils encombrants par le volume, d’autres machines de dimensions plus réduites ont été inventées; citons en France le « poumon artificiel portatif Binet-Bochet », à l’étranger le « jacket » respirator, le Sahlin’s respirator.

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