Les indications
Elles tiennent à la maladie et à l’importance des troubles fonctionnels.
- Dans quelles affections doit-on faire de la respiration artificielle ?
En principe dans toutes celles qui s’accompagnent de paralÿsies respiratoires. Cependant, il tombe sous le sens que la respiration artificielle n’a pas d’indication Ré
rieuse dans les affections chroniques, chez lesquelles nous ne pouvons pas, dans l’état actuel de la thérapeutique, espérer une guérison ou même une régression importante des paralysies. Telles sont: l’atrophie musculaire progressive, la sclérose latérale amyotrophique, la syringomyélie, la poliomyélite antérieure subaiguë.
Au contraire, dans toutes les maladies au cours desquelles on peut espérer une guérison, où même simplement une régression importante des symptômes, l’indication de la respiration artificielle est formelle. Il en est ainsi dans les compressions médullaires, la- poliomuyeélite antérieure aiguë, les polynévrites et particulièrement les polyradiculo-névrites.
A quelque moment de la maladie doit-on faire de la respiration artificielle ?
Cela dépend évidemment de l'affection causale. Cependant, si l’on en croit les auteurs étrangers (qui ont particulièrement étudié cette question dans la poliomyélite et les polynévrites), il ne semble pas qu’il y aït intérêt à utiliser les « respirateurs artificiels » dès les premiers signes de défaillance respiratoire. Le patient doit être surveillé minutieusement et dès qu’apparaissent la pâleur, l’agitation, la sudation, à plus forte raison s’il existe de la cyanose. il doit être placé dans l’appareil.
Quel appareil faut-il utiliser ?
Nous ne nous attardons pas sur la respiration artificielle manuelle: elle doit être employée immédiatement en cas d’urgence s’il n’existe pas d’appareil mécanique en attendant de s’en procurer un, maïs elle ne peut être prolongée assez longtemps.
Parmi les appareils : ceux à pression positive semblent moins appréciés. Ils traumatisent peut-être plus le thorax et le poumon. Cependant ils sont plus simples que ceux à pression négative, sont moins coûteux, moins en-
combrants. Mac SwEaAnNY signale grâce à leur emploi de brillants résultats dans le traitement des paralysies diphtériques.
Les appareils à pression négative ont été uiltisés par un plus grand nombre d'auteurs. Leur action est plus physiologique que les précédents, ils sont peu traumatisants pour l'appareil pulmonaire. Des orifices percés dans le cylindre permettent de donner aux malades les soins généraux, et de les surveiller attentivement. Ce sont ces appareils (type Drinker, et type Both) que nous avons vu fonctionner. Ils ont donné entière satisfaction.